Évaluation nationale de la campagne de chimio-prévention

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Évaluation nationale de la campagne de chimio-prévention
Évaluation nationale de la campagne de chimio-prévention

Africa-Press – Niger. Le Gouverneur de la région de Tahoua Colonel-Major Souleymane Amadou Moussa a présidé, ce mercredi 4 février 2026 dans la salle des conférences de l’hôtel de Ville de Tahoua, la cérémonie d’ouverture de l’atelier national d’évaluation de la campagne de chimio-prévention du paludisme saisonnier (CPS) chez les enfants âgés de 3 a 59 mois couplée à l’identification et à la destruction des gîtes larvaires domestiques (IDGLD) édition 2025.

Cette rencontre, prévue du 4 au 7 février 2026, est organisée par le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP). Elle regroupe les principaux acteurs de toutes les 8 régions du pays, ainsi que ceux des districts sanitaires les plus performants et les partenaires techniques et financiers.

A l’occasion, le Gouverneur de la région de Tahoua a rappelé que pour atteindre l’objectif de développement durable N°3, qui se décline autour des cibles à atteindre d’ici 2030, des indicateurs chiffrés permettent de mesurer l’état des progrès réalisés comme l’incidence du paludisme pour 1000 habitants et le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans. Il a aussi souligné l’engagement du Niger à combattre le paludisme qui se traduit par la mise en œuvre du Plan National Stratégique de lutte contre le paludisme pour la période 2023-2026, qui vise à réduire la morbidité et la mortalité liées au paludisme en général et en particulier chez les enfants de moins de 5 ans.

En 2025, la campagne de chimio-prévention du paludisme saisonnier a été couplée exceptionnellement avec l’identification et la destruction des gîtes larvaires domestiques. Selon le Gouverneur de Tahoua, cette double stratégie, combinant traitement préventif et action environnementale, illustre une approche intégrée et ambitieuse dans la lutte contre le paludisme au Niger et cadre parfaitement avec la volonté constante des plus Hautes autorités du pays. Pendant cette rencontre de Tahoua, a ensuite informé le Gouverneur Souleymane, les participants procéderont à l’analyse des résultats enregistrés, à dégager les forces, les faiblesses et les contraintes afin de formuler des recommandations pour les prochaines campagnes.

Auparavant, le Représentant de la Direction Générale de la Santé Publique a rappelé que le paludisme est la principale cause de morbidité et de mortalité, qui a pour cibles les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes. Selon lui, les statistiques sanitaires entre 2018 et 2023 montrent que la moyenne annuelle des cas de paludisme est estimée à 4.393.406 soit 27,3% de la morbidité globale alors que dans l’annuaire statistique 2024, le paludisme représente encore la 1ère cause de morbidité avec 7.334.754 cas soit 33,85%, mais aussi la 1ère cause de mortalité avec 8305 décès enregistrés soit 17,6%.

Face à cette situation, le Niger met en œuvre chaque année la CPS qui consiste à la distribution des médicaments AQ-SP aux enfants de 3 à 59 mois pendant 3 à 4 mois au cours de la saison des pluies qui est la période de haute transmission du paludisme dans les ménages afin de contribuer à réduire la morbidité et la mortalité du paludisme chez les enfants de cette tranche d’âge.

Il a également fait savoir que la CPS est l’une des stratégies de prévention du paludisme recommandée par l’OMS, visant à réduire l’incidence de la maladie dans la population générale et particulièrement chez les enfants de la tranche d’âge de 3 à 59 mois et a enregistré des résultats provisoires très satisfaisants.

Le représentant de la DGSP a saisi cette occasion pour lancer un appel à tous pour que toutes les mesures individuelles et collectives de lutte contre les moustiques soient renforcées à tous les niveaux.

Quant au Coordonnateur national du Programme national de lutte contre le paludisme, Dr Oumarou Saidou, il a expliqué que cette rencontre, qui réunit toutes les 8 régions du Niger, est une intervention majeure dans le cadre de la lutte contre le paludisme chez les enfants de moins de 5 ans, qui sont les cibles les plus vulnérables pour le paludisme.

Il a informé que plus de la moitié des cas enregistrés concerne cette tranche d’âge et plus de 60% des décès concernent la même tranche d’âge. « C’est notre intérêt de protéger ces enfants contre ce fléau », a-t-il lancé, tout en justifiant que le couplage de ces activités vise à détruire les larves des moustiques au niveau des eaux stagnantes où les moustiques se multiplient.

En ce qui concerne les succès enregistrés, Dr Oumarou Saidou s’est réjoui que 72 districts sanitaires sont concernés grâce à l’appui financier de l’Etat, où la vaccination des enfants contre la maladie est gratuite et 15 millions de moustiquaires ont été distribués pour renforcer la lutte préventive contre le paludisme.

Dr Oumarou Saidou a enfin tenu à remercier les autorités nationales pour tous les efforts déployés dans la lutte contre le paludisme.

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