Africa-Press – Niger. Au cours de la semaine du mercredi 11 au mardi 17 février 2026, les prix moyens des principales céréales ont enregistré une hausse modérée sur la majorité des marchés suivis par rapport à la semaine précédente. Le SIMA rapporte dans son bulletin hebdomadaire que les progressions sont de l’ordre de 1% pour le mil et le sorgho, et 3% pour le maïs. Cette évolution résulte principalement d’une reprise graduelle de la demande à l’approche du mois de Ramadan, période traditionnellement marquée par une intensification des achats.
Au cours de la semaine N° 7 du mercredi 11 au mardi 17 février 2026, le bulletin hebdomadaire du Système d’Information sur les Marchés Agricoles (SIMA) explique que, contrairement à la semaine précédente, le prix moyen national du sac de 100 kg de mil enregistre une légère progression de 1%, passant de 19 599 FCFA à 19 791 FCFA. Cette situation s’explique par un raffermissement de la demande à l’occasion du Ramadan, période durant laquelle le produit connait une forte attractivité auprès des consommateurs. En glissement annuel, la dynamique reste nettement favorable aux consommateurs, avec un recul de 35 % par rapport à la même période en 2025. À Niamey, les marchés affichent une stabilité relative, avec des niveaux qui oscillent entre 19 000 et 21 000 FCFA le sac de 100 kg, selon les marchés et les variétés disponibles, traduisant un approvisionnement régulier de la capitale et une concurrence relativement équilibrée entre opérateurs.
Selon le bulletin hebdomadaire du SIMA, le marché du sorgho affiche une dynamique similaire à celle du mil. Le prix moyen national du sac de 100 kg progresse également de 1%, passant de 16 710 FCFA à 16 859 FCFA cette semaine. Cette hausse s’explique par un regain de la demande sur les marchés en dépit de l’abondance de l’offre. Dans la capitale, le prix moyen du sorgho accuse une légère baisse de 1%. Au cours de la semaine, les transactions s’effectuent dans une fourchette comprise entre 16 000 et 17 000 FCFA le sac de 100 kg, selon les marchés et les variétés disponibles, traduisant un approvisionnement régulier et une concurrence relativement équilibrée entre opérateurs.
A l’instar des autres céréales locales, le marché du maïs affiche une orientation haussière sur la quasi-totalité des marchés suivis, reflétant une tendance soutenue en cette veille du mois de Ramadan. Selon le SIMA, cette progression s’explique principalement par une reprise graduelle de la demande, traditionnellement plus dynamique durant cette période de forte consommation. Le prix moyen national du sac de 100 kg, précédemment établi à 17 004 FCFA, s’élève à 17 581 FCFA, soit une hausse notable de 3 %. À Niamey, les marchés du maïs enregistrent une légère augmentation de l’ordre de 1%, avec des prix oscillant entre 15 000 et 16 000 FCFA le sac de 100 kg. Cette évolution, plus modérée que dans certaines régions, reflète un approvisionnement relativement régulier de la capitale qui permet d’amortir partiellement l’effet de la hausse de la demande liée au Ramadan.
Alors que les autres céréales subissent des pressions haussières liées au raffermissement de la demande en ce début du mois de Ramadan, le marché du riz importé se distingue par une remarquable stabilité. Le prix moyen national du sac de 25 kg demeure pratiquement inchangé, s’établissant à 11 219 FCFA contre 11 240 FCFA précédemment, soit une variation marginale sans incidence sur l’équilibre global du marché. Cette configuration traduit une disponibilité satisfaisante et relativement homogène sur l’ensemble des marchés, soutenue par des flux d’importation réguliers et bien structurés, ainsi que par des niveaux de stocks commerciaux jugés suffisants pour couvrir la demande nationale. À Niamey, les prix du riz importé demeurent globalement stables par rapport à la semaine précédente. Toutefois, le niveau observé sur les marchés, fixé de manière uniforme à 11 000 FCFA le sac de 25 kg reste supérieur au prix indicatif annoncé par les opérateurs en réponse à l’appel des autorités visant à prévenir toute spéculation à l’approche du mois de Ramadan, traduisant un écart persistant entre les engagements tarifaires et les prix effectivement pratiqués.
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