Prix des légumes à la baisse à Niamey

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Prix des légumes à la baisse à Niamey
Prix des légumes à la baisse à Niamey

Africa-Press – Niger. À moins de deux semaines du début du mois béni de Ramadan, à Niamey, l’on constate une abondance de légumes un peu partout et à des prix variables. Les ménagères pourront s’en procurer, chacune en fonction de sa bourse. Les légumes tels que le chou, la carotte, l’oignon, le concombre, la pomme de terre, ou encore le persil et le céleri, inondent les différents marchés de la place, de Dolé à Harobanda, en passant par le Petit Marché.

Ce mardi 3 février 2026, au marché de Dolé, sur la grande voie, l’on trouve assez de jeunes assis sous des parasols, devant des étals de légumes frais. Selon Halarou, un commerçant de légumes au marché de Dolé, ces deux derniers jours, le marché est plein de produits locaux et accessibles. « Le sac d’oignon d’Agadez se négocie à 9 000 FCFA, le seau à 1 000 FCFA. Le sac de poivron se négocie à 8 000 FCFA, voire 10 000 FCFA. Le sac de piment frais se vend à 10 000 FCFA. Celui-ci nous provient du Nigeria. Quant à la carotte, le petit sac est à 5 000 FCFA et le grand sac peut coûter jusqu’à 15 000 FCFA. Le carton de tomate est à 5 000 FCFA. Il y a aussi celui qui nous provient de Doguérawa (Tahoua) à 7 000 FCFA », a-t-il dit.

Cet interlocuteur souhaite que ces prix restent stables jusqu’au Ramadan. « Nous espérons que la hausse ne sera pas grande, comme on a l’habitude de l’observer les autres années à cette période », a-t-il souhaité. Ce commerçant lance un appel vibrant aux jeunes qui n’ont pas de travail afin qu’ils se lancent dans des activités génératrices de revenus pour subvenir à leurs besoins.

Pour sa part, M. Mahamadou, vendeur de persil et de céleri, précise qu’il vend le sac à 12 500 FCFA. Toutefois, il vend aussi en détail à 100 FCFA, 200 FCFA, jusqu’à 500 FCFA. Ce petit revendeur observe que ce produit est moins cher. « Nous trouvons un bénéfice qui nous permet de subvenir à nos besoins », a-t-il dit. M. Oumarou, un autre jeune revendeur, remorquant sa charrette dans une ruelle à Dolé, nous explique que la pomme de terre est ce qu’il y a de plus abondant ces temps-ci sur le marché. « Dieu merci, en ce qui concerne son commerce, tantôt le prix monte, tantôt il descend, ce qui fait que, parfois, nous avons des difficultés à écouler. On prend le sac en fonction des kilos, il y a le sac de 66 kilos qui coûte 24 750 FCFA, et le kilo à 450 FCFA. Ce business est très rentable dans la mesure où l’on arrive à écouler des sacs par jour », précise-t-il.

Abdoul Moumouni, lui ainsi revendeur de légumes au marché de Dolé, confie qu’il se ravitaille en chou au marché de Harobanda. « Nous achetons le sac à 4 000 FCFA et parfois jusqu’à 5 000 FCFA. On fait des tas de 500 FCFA à 1 000 FCFA. Nous pouvons écouler plusieurs sacs par jour, on trouve la clientèle, macha Allah », a-t-il dit.

La même ambiance règne au marché de Harobanda. Saadou Ibrahim, revendeur dans ledit marché, nous explique qu’il est aussi agriculteur disposant d’un jardin sur la route de Torodi. « Nous vendons en gros. On achète la caisse de tomate à 3 500 FCFA ou 4 000 FCFA pour revendre en détail. Je n’ai pas l’habitude de prendre des produits frais importés du Nigeria, je préfère ceux de nos producteurs, les nôtres », a-t-il indiqué.

Les prémices des spéculations

Le mercredi 4 février 2026 également, au Petit Marché cette fois-ci, l’on constate une variation des prix de quelques légumes. Ousseini, la cinquantaine bien dévolu, nous entretient sur la vente et la fluctuation des prix. « J’ai 45 ans d’expérience dans cette activité de vente de fruits frais, mais pour les légumes, cela fait seulement 10 ans que j’ai commencé. À cette période d’abondance de condiments, les prix sont accessibles. Le sac de 25 kilos de carotte coûte 3 500 FCFA. Les choux sont vendus à l’unité en fonction de leur taille, à 100 FCFA, 150 FCFA et plus. Pour le poivron, on prend le sac à 8 000 FCFA et on vend en détail à partir de 100 FCFA. Le sac de piment frais est aujourd’hui à 17 000 FCFA. Cette hausse est provoquée par le manque de marchandise. Hier et avant-hier seulement, le sac se négociait à 10 000 FCFA », a-t-il dit.

Selon M. Souley Seyni, vendeur de légumes au Petit Marché, les légumes n’ont pas de garantie: leurs prix varient du jour au lendemain. « J’ai l’habitude de prendre 10 cartons de tomate que l’on peut écouler parfois en une journée », a-t-il fait savoir. Ce jeune revendeur de tomate nuance que, malgré la production locale, la tomate du Nigeria et celle du Togo sont également disponibles. Hamsatou, une cliente rencontrée au Petit Marché, craint une augmentation subite des prix. « On remarque, à l’approche du Ramadan, que certains condiments ont tendance à devenir chers, comme la tomate et le piment frais, ce qui ne va pas nous plaire, nous les clients. Nous souhaitons que les condiments maintiennent leurs prix jusqu’à la fin du Ramadan », a-t-elle souhaité.

« Mais nous constatons un petit changement sur les prix de certains légumes. Je fais mes achats ici à chaque fois. Mais vraiment, maintenant, on a du mal à remplir nos paniers avec les mêmes sous qu’avant », estime néanmoins Mme Amina, une autre cliente retrouvée devant un étal de légumes.

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