
Africa-Press – Niger. Les usagers de la RN 28 Niamey-Filingué vivent actuellement un véritable calvaire. Depuis plusieurs jours, des pluies torrentielles se sont abattues sur l’ensemble du pays, provoquant ainsi des inondations d’une ampleur sans précédent. Suite à ces précipitations abondantes, la RN 28, communément appelée route Niamey-Filingué, est complètement submergée à la sortie de Niamey 2000 au niveau du village de Yaboni, situé à quelques encablures du poste de contrôle. Aujourd’hui, les populations riveraines ainsi que les usagers de la route se retrouvent coupés du reste de la Ville de Niamey. Les pirogues constituent la seule alternative pour soulager la population.
La voie qui relie la Ville de Niamey à Filingué est désormais sous les eaux sur des centaines de mètres. En effet, de l’ancien poste de contrôle, Yaboni, Bilfouda jusqu’à Kogorou les eaux ont transformé cette zone en une île isolée.
Sur les rives de cette nouvelle mare, une ambiance phénoménale s’était installée depuis la nuit du samedi 17 août où la voie était menacée. Des véhicules ne peuvent plus acheminer les passagers entre les rives. La seule option pour les usagers, c’est d’emprunter les pirogues afin de rejoindre l’une des rives.
Ce lundi 19 août 2024, des milliers de personnes souhaitent traverser de part et d’autre. Il est 8h 50 mn. Un mini cortège d’une dizaine de véhicules de transport remplis par de passagers arrivent à la rive droite. Mais déjà les passagers savaient qu’ils ne pouvaient pas continuer leur voyage dans ces véhicules qui sont bloqués à quelques centaines de mettre avant d’atteindre là où la voie est coupée. « Nous sommes au nombre de 15 à quitter Wadata ce matin avec comme destination Filingué. Depuis hier on nous a dit que la route est coupée. Nous avons décidé de rester et attendre jusqu’aujourd’hui pour voir si on peut traverser. Je n’ai jamais mis pied dans une pirogue. Je ne veux pas penser à la suite de mon voyage. J’ai trop peur », confie Hadiza Idi, anxieuse et impatiente de voir les eaux se retirer afin de continuer son voyage sur Filingué.
Pour réduire les risques et assister les populations, les FDS, appuyées par des volontaires, s’affairent à assurer l’ordre. Malgré leur présence, le respect de l’ordre reste à désirer face à une population et des passagers qui ont passé plus de 24 heures d’attente pour traverser. Les gens se bousculent pour embarquer dans les pirogues, la police et les éléments de la protection civile s’activent pour amener les ‘’récalcitrants’’ à respecter les règles de sécurité établies pour la circonstance.
« Nous sommes arrivés à la rive gauche depuis hier vers 14h. Il a fallu aujourd’hui vers 12h pour que je puisse avoir la possibilité d’arriver à la rive droite. De l’autre côté, c’est la raison du plus fort. J’ai passé la nuit de l’autre côté avec mon frère. Quand notre tour est arrivé, nous nous sommes bousculés pour sauter dans la pirogue. Les éléments de la protection civile ont constaté que nous sommes plus de 5 dans la pirogue et ils ont demandé à mon frère de descendre. Il peut passer encore des heures avant de traverser. Mais je vais continuer de l’attendre ici » explique Idrissa Oumarou qui vient de traverser.
La traversée de la route est devenue un cauchemar pour les usagers
Dans la matinée, jusqu’à vers 12h, il n’y a que 16 pirogues dont deux à moteur qui assurent la navette entre les deux rives. L’insuffisance de moyen de transport a rendu difficile la traversée. Le quotidien des usages est devenu un cauchemar intenable. Mme Seyni Hadjo a quitté la commune de Hamdallaye ce lundi 19 août 2024. A 10h, elle a pu trouver une pirogue pour joindre la rive gauche, du côté de Niamey. Question de chance ou elle a dû payer plus ? Le plus important pour elle, c’est de rejoindre l’autre bout saine et sauve. « Je viens à peine d’arriver. Nous avons trouvé des gens qui ont passé la nuit à la rive gauche. Ils sont là-bas avec leur bagage. L’accès aux pirogues devient de plus en plus difficile, voire impossible, aggravant ainsi l’angoisse de tous. Les pirogues qui permettaient de traverser les rivières sont insuffisantes. Nous ne sommes pas habitués à ces genres de situation. Le pont a une fois cédé et on emprunte des voies de contournement. Mais le cas de cette année est inattendu. C’est très difficile pour ceux qui travaillent au centre-ville et qui résident à la rive gauche », témoigne Mme Seyni Hadjo avec une voix tremblante, déplorant ainsi un manque d’organisation au niveau des sites de regroupement pour acheminer les riverains et usagers d’une rive à l’autre. « Les FDS font de leur mieux, mais compte tenu du nombre de personnes, il est très difficile de les maîtriser », reconnaît-elle.
Pour les résidents, le quotidien a basculé en quelques heures seulement. Face à cette « catastrophe », la solidarité s’organise tant bien que mal pour assister les plus vulnérables. Face à ces eaux, sur instruction des chefs de villages environnants, les jeunes se sont constitués en comité pour prêter mains fortes aux FDS. « C’est comme si la nature s’était retournée contre nous. Les inondations sont en train de faire des victimes avec des pertes en vie humaine. Quand nous avons constaté que les gens ne peuvent plus traverser à pied, nous avons alerté les autorités et nous avons mobilisé les piroguiers afin d’assurer la navette. Nous voulons aider cette population en détresse pour que chacun puisse traverser en toute sécurité », assure Almoustapha Ousseini, membre du comité mis en place.
Les FDS s’activent pour garantir l’ordre et protéger les populations
Les Forces de Défense et de Sécurité s’efforcent de trouver des solutions pour venir en aide à cette population désemparée. Toutefois, la situation est complexe vu le nombre important de passagers qui augmente au fil des minutes. Les pirogues peinent à faire la navette. C’est ainsi qu’à la mi-journée, la Gendarmerie nationale a déployé un mini bateau littoral. Un appareil qui va contribuer à prendre en charge les urgences et les personnes vulnérables. « Nous avons reçu des instructions pour faire tout notre possible pour établir l’ordre et assurer la navette en toute sécurité. Les moyens de transport sont limités et la situation est critique », explique un élément de la protection civile qui invite la population à la prudence car estime-t-il, les prévisions météorologiques ne sont guère rassurantes, laissant entrevoir de nouvelles pluies dans les prochains jours.
La situation difficile dans laquelle se trouvent les usagers et les riverains fait appel à la prudence, à une prise de conscience et une solidarité agissante. Les habitants, pris au piège par ces eaux déchaînées, n’ont aujourd’hui qu’une seule issue: l’espoir que les FDS continuent de les assister jusqu’à ce que les eaux se retirent sans aucun incident.
Abdoul-Aziz Ibrahim (ONEP)
« De mes quarante-quatre (44) ans de vie ici, je n’ai jamais vu une telle situation », confie Elh Ibrahim Daouda, chef de village de Sorey Ganda
Elh Ibrahim Daouda, chef de village de Sorey Ganda
Les trois ruptures de voies Saga Gorou sur l’axe Niamey-Flingué ; Sorey sur l’axe Dosso-Niamey et l’axe Kollo-Niamey survenues le dimanche 18 Août 2024 ont provoqué d’importants préjudices aux automobilistes, bloquant ainsi les différents trafics de marchandises et la mobilité des personnes en partance ou en provenance des autres régions.
Ici à Sorey Ganda, sur le tronçon Niamey-Dosso, c’est une file indienne de camions, de bus et de véhicules particuliers qui longe le côté droit du goudron sur plusieurs centaines de mètres. Plus rien ne quitte et ne rentre dans la capitale. Niamey est entièrement isolé des autres régions du pays et d’une grande partie de la région de Tillabéri. Les voyageurs, bloqués des deux rives du pont de Sorey, regardent impuissants la nature. Quelques kilomètres infranchissables les séparent de leur destination. Les plus résignés sont assis sous de petits arbres et d’autres ont trouvé le sommeil sous des camions gros porteurs dans l’espoir que la nature temporise sa colère. Les plus impatients qui ne craignent pas pour leurs vies tentent désespérément, et ce malgré le danger, de traverser le Koris en empruntant le chemin de fer, bien que ce dernier ait cédé à des endroits. Une situation que les forces de police tentent de contrecarrer en plaçant des hommes chargés de réprimer ces cascadeurs de la mort, bagages sur la tête, trainant des enfants dans leur mésaventure.
Parmi cette foule immense regroupée à quelques mètres du pont, il y a les curieux qui viennent voir les manifestations de la force de la nature. On y croise également des agents de la Nigelec qui ont perdu plusieurs poteaux hautes tensions ; les vendeuses de nourritures, les motos taxi et les tricycles qui tirent profit de la situation. Comme le dit un adage « le malheur des uns fait le bonheur des autres ». Selon les agents de la Police nationale, la situation est sous contrôle et la foule est maintenue à une bonne distance du koris pour prevenir tout incident.
D’après le chef du village de Sorey Ganda, Elh Ibrahim Daouda, les eaux ont commencé à couler sous le pont dans les environs de deux heures à trois heures du matin et depuis, elles ont envahi les champs et le village, à commencer par sa demeure. « De mes quarante-quatre (44) ans de vie ici, je n’ai jamais vu une telle situation. On prie Dieu pour qu’il nous vienne en aide. Les zones inondables ont été entièrement évacuées. Les résidents sont installés dans les écoles », a-t-il expliqué.
« Je suis ici depuis hier 14 h. Je suis rentré à Niamey à 6 h du matin. En ce temps, l’écoulement des eaux n’était pas très important. Je suis allé en ville déposer mes passagers et pour prendre un nouveau chargement, mais lorsque je suis arrivée ici, j’ai constaté qu’on interdisait aux gens de passer. Heureusement, la marchandise que je transporte en ce moment n’est pas périssable. Je transporte de la noix de coco que je dois acheminer à Tahoua. Dans mon programme, à cette heure, je devais être à Tahoua, parce que le commerçant a besoin de sa marchandise pour tenir sa boutique », explique M. Ibrahim Hamadou, chauffeur de mini-bus Hiace.
Les eaux empêchent aux voyageurs et transporteurs d’accéder à la ville de Niamey par la route
En effet, cette situation porte préjudice aux échanges commerciaux, notamment en ce qui concerne les produits frais qui ne résistent pas aux aléas climatiques. Car, selon M. Boubacar, un autre transporteur, le reste des véhicules qui n’ont pas pu atteindre la Ville de Niamey sont obligés de rebrousser chemin parce qu’ils transportent de la tomate et de l’oignon. « Déjà beaucoup ont perdu espoir, puisque la marchandise commence déjà à se détériorer. Moi, Dieu merci, j’ai pu livrer ma marchandise, mais j’ai un deuxième véhicule qui se trouve à Dosso. Actuellement, il est obligé de faire demi-tour. Déjà, c’est une grande perte pour nous », raconte-t-il avec un air désemparé.
Continue Reading
Previous: Diffa: 10è Session des Conseils Régionaux de l’Enseignement et de la Formation Professionnelle et TechniqueNext: Coopération entre les médias chinois et étrangers: Le CIPCC accueille 94 journalistes de 84 pays pour une série de séminaires, d’échanges et de visites en République Populaire de Chine
« De mes quarante-quatre (44) ans de vie ici, je n’ai jamais vu une telle situation », confie Elh Ibrahim Daouda, chef de village de Sorey Ganda
Elh Ibrahim Daouda, chef de village de Sorey Ganda
Les trois ruptures de voies Saga Gorou sur l’axe Niamey-Flingué ; Sorey sur l’axe Dosso-Niamey et l’axe Kollo-Niamey survenues le dimanche 18 Août 2024 ont provoqué d’importants préjudices aux automobilistes, bloquant ainsi les différents trafics de marchandises et la mobilité des personnes en partance ou en provenance des autres régions.
Ici à Sorey Ganda, sur le tronçon Niamey-Dosso, c’est une file indienne de camions, de bus et de véhicules particuliers qui longe le côté droit du goudron sur plusieurs centaines de mètres. Plus rien ne quitte et ne rentre dans la capitale. Niamey est entièrement isolé des autres régions du pays et d’une grande partie de la région de Tillabéri. Les voyageurs, bloqués des deux rives du pont de Sorey, regardent impuissants la nature. Quelques kilomètres infranchissables les séparent de leur destination. Les plus résignés sont assis sous de petits arbres et d’autres ont trouvé le sommeil sous des camions gros porteurs dans l’espoir que la nature temporise sa colère. Les plus impatients qui ne craignent pas pour leurs vies tentent désespérément, et ce malgré le danger, de traverser le Koris en empruntant le chemin de fer, bien que ce dernier ait cédé à des endroits. Une situation que les forces de police tentent de contrecarrer en plaçant des hommes chargés de réprimer ces cascadeurs de la mort, bagages sur la tête, trainant des enfants dans leur mésaventure.
Parmi cette foule immense regroupée à quelques mètres du pont, il y a les curieux qui viennent voir les manifestations de la force de la nature. On y croise également des agents de la Nigelec qui ont perdu plusieurs poteaux hautes tensions ; les vendeuses de nourritures, les motos taxi et les tricycles qui tirent profit de la situation. Comme le dit un adage « le malheur des uns fait le bonheur des autres ». Selon les agents de la Police nationale, la situation est sous contrôle et la foule est maintenue à une bonne distance du koris pour prevenir tout incident.
D’après le chef du village de Sorey Ganda, Elh Ibrahim Daouda, les eaux ont commencé à couler sous le pont dans les environs de deux heures à trois heures du matin et depuis, elles ont envahi les champs et le village, à commencer par sa demeure. « De mes quarante-quatre (44) ans de vie ici, je n’ai jamais vu une telle situation. On prie Dieu pour qu’il nous vienne en aide. Les zones inondables ont été entièrement évacuées. Les résidents sont installés dans les écoles », a-t-il expliqué.
« Je suis ici depuis hier 14 h. Je suis rentré à Niamey à 6 h du matin. En ce temps, l’écoulement des eaux n’était pas très important. Je suis allé en ville déposer mes passagers et pour prendre un nouveau chargement, mais lorsque je suis arrivée ici, j’ai constaté qu’on interdisait aux gens de passer. Heureusement, la marchandise que je transporte en ce moment n’est pas périssable. Je transporte de la noix de coco que je dois acheminer à Tahoua. Dans mon programme, à cette heure, je devais être à Tahoua, parce que le commerçant a besoin de sa marchandise pour tenir sa boutique », explique M. Ibrahim Hamadou, chauffeur de mini-bus Hiace.
Les eaux empêchent aux voyageurs et transporteurs d’accéder à la ville de Niamey par la route
En effet, cette situation porte préjudice aux échanges commerciaux, notamment en ce qui concerne les produits frais qui ne résistent pas aux aléas climatiques. Car, selon M. Boubacar, un autre transporteur, le reste des véhicules qui n’ont pas pu atteindre la Ville de Niamey sont obligés de rebrousser chemin parce qu’ils transportent de la tomate et de l’oignon. « Déjà beaucoup ont perdu espoir, puisque la marchandise commence déjà à se détériorer. Moi, Dieu merci, j’ai pu livrer ma marchandise, mais j’ai un deuxième véhicule qui se trouve à Dosso. Actuellement, il est obligé de faire demi-tour. Déjà, c’est une grande perte pour nous », raconte-t-il avec un air désemparé.
Continue Reading
Previous: Diffa: 10è Session des Conseils Régionaux de l’Enseignement et de la Formation Professionnelle et TechniqueNext: Coopération entre les médias chinois et étrangers: Le CIPCC accueille 94 journalistes de 84 pays pour une série de séminaires, d’échanges et de visites en République Populaire de Chine
Les trois ruptures de voies Saga Gorou sur l’axe Niamey-Flingué ; Sorey sur l’axe Dosso-Niamey et l’axe Kollo-Niamey survenues le dimanche 18 Août 2024 ont provoqué d’importants préjudices aux automobilistes, bloquant ainsi les différents trafics de marchandises et la mobilité des personnes en partance ou en provenance des autres régions.
Ici à Sorey Ganda, sur le tronçon Niamey-Dosso, c’est une file indienne de camions, de bus et de véhicules particuliers qui longe le côté droit du goudron sur plusieurs centaines de mètres. Plus rien ne quitte et ne rentre dans la capitale. Niamey est entièrement isolé des autres régions du pays et d’une grande partie de la région de Tillabéri. Les voyageurs, bloqués des deux rives du pont de Sorey, regardent impuissants la nature. Quelques kilomètres infranchissables les séparent de leur destination. Les plus résignés sont assis sous de petits arbres et d’autres ont trouvé le sommeil sous des camions gros porteurs dans l’espoir que la nature temporise sa colère. Les plus impatients qui ne craignent pas pour leurs vies tentent désespérément, et ce malgré le danger, de traverser le Koris en empruntant le chemin de fer, bien que ce dernier ait cédé à des endroits. Une situation que les forces de police tentent de contrecarrer en plaçant des hommes chargés de réprimer ces cascadeurs de la mort, bagages sur la tête, trainant des enfants dans leur mésaventure.
Parmi cette foule immense regroupée à quelques mètres du pont, il y a les curieux qui viennent voir les manifestations de la force de la nature. On y croise également des agents de la Nigelec qui ont perdu plusieurs poteaux hautes tensions ; les vendeuses de nourritures, les motos taxi et les tricycles qui tirent profit de la situation. Comme le dit un adage « le malheur des uns fait le bonheur des autres ». Selon les agents de la Police nationale, la situation est sous contrôle et la foule est maintenue à une bonne distance du koris pour prevenir tout incident.
D’après le chef du village de Sorey Ganda, Elh Ibrahim Daouda, les eaux ont commencé à couler sous le pont dans les environs de deux heures à trois heures du matin et depuis, elles ont envahi les champs et le village, à commencer par sa demeure. « De mes quarante-quatre (44) ans de vie ici, je n’ai jamais vu une telle situation. On prie Dieu pour qu’il nous vienne en aide. Les zones inondables ont été entièrement évacuées. Les résidents sont installés dans les écoles », a-t-il expliqué.
« Je suis ici depuis hier 14 h. Je suis rentré à Niamey à 6 h du matin. En ce temps, l’écoulement des eaux n’était pas très important. Je suis allé en ville déposer mes passagers et pour prendre un nouveau chargement, mais lorsque je suis arrivée ici, j’ai constaté qu’on interdisait aux gens de passer. Heureusement, la marchandise que je transporte en ce moment n’est pas périssable. Je transporte de la noix de coco que je dois acheminer à Tahoua. Dans mon programme, à cette heure, je devais être à Tahoua, parce que le commerçant a besoin de sa marchandise pour tenir sa boutique », explique M. Ibrahim Hamadou, chauffeur de mini-bus Hiace.
En effet, cette situation porte préjudice aux échanges commerciaux, notamment en ce qui concerne les produits frais qui ne résistent pas aux aléas climatiques. Car, selon M. Boubacar, un autre transporteur, le reste des véhicules qui n’ont pas pu atteindre la Ville de Niamey sont obligés de rebrousser chemin parce qu’ils transportent de la tomate et de l’oignon. « Déjà beaucoup ont perdu espoir, puisque la marchandise commence déjà à se détériorer. Moi, Dieu merci, j’ai pu livrer ma marchandise, mais j’ai un deuxième véhicule qui se trouve à Dosso. Actuellement, il est obligé de faire demi-tour. Déjà, c’est une grande perte pour nous », raconte-t-il avec un air désemparé.
Pour plus d’informations et d’analyses sur la Niger, suivez Africa-Press




