Coût De Vie Au Niger Prix Des Céréales En Hausse

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Coût De Vie Au Niger Prix Des Céréales En Hausse
Coût De Vie Au Niger Prix Des Céréales En Hausse

Africa-Press – Niger. Les prix des céréales ont enregistré une hausse modérée sur les marchés, rapporte le Système D’informations sur les Marchés Agricoles (SIMA) se basant sur les données de la semaine du mercredi 11 février au Mardi 17 février 2026.

Au cours de la semaine sous revue, les prix moyens des principales céréales ont, par rapport à la semaine passée, enregistré une hausse modérée sur la majorité des marchés suivis. Ce sont des progressions de 1% pour le mil et le sorgho et 3% pour le maïs.

Cette évolution résulte principalement d’une reprise graduelle de la demande à l’approche du mois de Ramadan, période traditionnellement marquée par une intensification des achats. Toutefois, le prix moyen du riz importé demeure globalement stable en dépit de la pression saisonnière observée sur les autres céréales.

En glissement annuel, l’analyse met en évidence une contraction significative des prix pour l’ensemble des céréales. Comparativement à la même période en 2025, les reculs atteignent -35% pour le mil, -37% pour le sorgho, -39% pour le maïs et -27% pour le riz importé.

Cette semaine, contrairement à la précédente, le prix moyen national du sac de 100 kg de mil enregistre une légère progression de 1%, passant de 19.599 FCFA à 19.791 FCFA. Cette situation s’explique par un raffermissement de la demande à l’occasion du Ramadan, période durant laquelle le produit connaît une forte attractivité auprès des consommateurs.

À titre illustratif, le sac de 100 kg s’échange autour de 33.000 FCFA à Iférouane, localité caractérisée par des contraintes logistiques et une offre plus limitée, contre environ 14.080 FCFA à N’Guelkolo, où l’abondance de l’offre et la fluidité des circuits d’approvisionnement exercent une pression baissière sur les prix.

À Niamey, les marchés affichent une stabilité relative, avec des niveaux qui oscillent entre 19.000 et 21.000 FCFA le sac de 100 kg, selon les marchés et les variétés disponibles, traduisant un approvisionnement régulier de la capitale et une concurrence relativement équilibrée entre opérateurs.

Le marché du sorgho affiche une dynamique similaire à celle du mil. Le prix moyen national du sac de 100 kg, progresse également de 1% passant de 16.710 FCFA, à 16.859 FCFA cette semaine. Sur le plan spatial, l’analyse met en évidence des disparités régionales prononcées, étroitement liées aux écarts de production locale, aux préférences variétales et aux contraintes logistiques. Dans les zones excédentaires, notamment à Dan Issa, le sac de 100 kg de sorgho se négocie autour de 9.750 FCFA, niveau particulièrement bas en raison de l’abondance de l’offre locale et de la pression concurrentielle entre vendeurs. À l’inverse, dans les zones enclavées et déficitaires telle qu’Arlit, sous l’effet conjugué du coût de transport élevé et de flux d’approvisionnement irréguliers, les prix peuvent atteindre jusqu’à 32.000 FCFA pour la même contenance.

Dans la capitale, le prix moyen du sorgho accuse une légère baisse de 1%. Au cours de la semaine, les transactions s’effectuent dans une fourchette comprise entre 16.000 et 17.000 FCFA le sac de 100 kg, selon les marchés et les variétés disponibles, traduisant un approvisionnement régulier et une concurrence relativement équilibrée entre opérateurs.

A l’instar des autres céréales locales, le marché du maïs affiche une orientation haussière. La quasi-totalité des marchés suivis, traduisant une tendance soutenue en cette veille du mois de Ramadan. Le prix moyen national du sac de 100 kg, précédemment établi à 17.004 FCFA, s’élève à 17.581 FCFA, soit une hausse notable de 3 %.

Sur le plan spatial, l’analyse met en évidence des disparités régionales persistantes, étroitement liées au degré d’intégration des marchés et à la densité des réseaux d’échanges. Dans les zones bien connectées aux circuits transfrontaliers, notamment à Dan Issa, la régularité des flux d’approvisionnement contribue à contenir les prix à des niveaux relativement bas, autour de 12.500 FCFA le sac de 100 kg. À l’inverse, dans les zones enclavées et éloignées des principaux bassins d’approvisionnement, telles qu’Agadez et Arlit, les contraintes logistiques et les coûts élevés d’acheminement, se traduisent par des niveaux nettement plus élevés, pouvant atteindre 30.000 FCFA le sac de 100 kg.

À Niamey, les marchés du maïs enregistrent une légère augmentation de l’ordre de 1%, avec des prix oscillant entre 15.000 et 16.000 FCFA le sac de 100 kg. Cette évolution, plus modérée que dans certaines régions, reflète un approvisionnement relativement régulier de la capitale, qui permet d’amortir partiellement l’effet de la hausse de la demande liée au Ramadan.

Alors que les autres céréales subissent des pressions haussières liées au raffermissement de la demande en ce début du mois de Ramadan, le marché du riz importé se distingue par une remarquable stabilité. Le prix moyen national du sac de 25 kg demeure pratiquement inchangé, s’établissant à 11.219 FCFA contre 11.240 FCFA précédemment, soit une variation marginale sans incidence sur l’équilibre global du marché. Cette configuration traduit une disponibilité satisfaisante et relativement homogène sur l’ensemble des marchés, soutenue par des flux d’importation réguliers et bien structurés, ainsi que par des niveaux de stocks commerciaux jugés suffisants pour couvrir la demande nationale.

Sur le plan spatial, l’analyse met en évidence des écarts régionaux compris entre 9.500 FCFA et 13.000 FCFA le sac de 25 kg. Ces disparités reflètent essentiellement les différences d’accessibilité géographique, les coûts logistiques et le degré d’organisation des circuits commerciaux locaux, en particulier dans les zones enclavées.

À Niamey, les prix du riz importé demeurent globalement stables par rapport à la semaine précédente. Toutefois, le niveau observé sur les marchés, fixé de manière uniforme à 11.000 FCFA le sac de 25 kg, reste supérieur au prix indicatif annoncé par les opérateurs en réponse à l’appel des autorités visant à prévenir toute spéculation à l’approche du mois de Ramadan, traduisant un écart persistant entre les engagements tarifaires et les prix effectivement pratiqués.

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