Africa-Press – Niger. Son Altesse, notre pays vient, à travers l’ordonnance n°2025-42 du 26 décembre 2025, d’instaurer la mobilisation générale pour la défense de la patrie sur toute l’étendue de notre territoire. Comment appréciez-vous cette décision?
La mobilisation générale par définition est un ensemble de mesures exceptionnelles adoptées par une loi au moment où l’Etat juge qu’il y a un danger, pour mobiliser et organiser la population afin de contenir ce danger. C’est à cet effet que le Président de la République, Chef de l’Etat, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a signé une ordonnance, du fait que notre pays fait face à beaucoup d’adversités. Il est clair aujourd’hui que cette mobilisation générale est plus que d’actualité. Nous sommes dans une situation où nous devons sensibiliser nos concitoyens pour pouvoir faire face à toutes les éventualités. Bien que le Niger ne soit pas en guerre, cette loi est préventive et est là pour permettre aux citoyens de se préparer par rapport à d’éventuelles menaces au lieu de se faire prendre au dépourvu.
Quelles actions êtes-vous en train de mener pour la concrétisation de cette mobilisation générale?
Actuellement, je suis en train de mettre ma casquette de président régional de l’Association des chefs traditionnels de la région de Maradi. Nous sommes en train de peaufiner un Terme De de Référence (TDR) pour sillonner tous les départements de la région pour y rencontrer l’ensemble des chefs de villages, l’ensemble des chefs religieux pour les sensibiliser par rapport à cette ordonnance, discuter sur certaines questions telles que le rôle de chacun, son implication et la place qu’il doit occuper dans la défense de la patrie. Si nous arrivons à faire cette caravane, à sensibiliser les chefs de village et leaders religieux, cela nous permettra de porter le message au niveau de la base.
Quel message avez-vous pour la population de Maradi?
Mon message pour la population de Maradi est celui de la vigilance. Aujourd’hui, nous devons faire en sorte que nous restions unis, de collaborer le plus étroitement possible avec les Forces de Défense et de Sécurité. A elles seules, ces forces ne peuvent pas assurer tout le travail. Il y a une partie que le citoyen lambda doit faire, qui consiste à écouter, observer des situations qu’il n’a pas l’habitude de voir, et où il suspecte des problèmes. Et le fruit de toutes ces actions doit être restitué soit au chef de quartier, au chef de village ou au chef de canton ou directement au niveau des FDS. C’est cela qui va permettre à nos FDS de pouvoir prendre les dispositions pour contrecarrer certaines situations nuisibles qui peuvent se présenter à notre pays. Donc, chacun doit connaître son rôle et avoir sur sa conscience qu’il a le devoir de contribuer à la sécurisation de notre pays.
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