Africa-Press – Niger. Conformément aux engagements qu’il a pris de doter le pays d’institutions à même de répondre aux exigences de la refondation et cela dans la droite ligne de la réaffirmation de la souveraineté et de l’indépendance du Niger, le Président de la République, Chef de l’Etat le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a tenu le cap, en dépit des velléités de déstabilisation tous azimuts des puissances étrangères et leurs valets locaux tapis dans l’ombre, dont l’action principale sur le terrain est de propager sur le sol nigérien les activités terroristes qui écument déjà dans l’espace AES. C’est ainsi que des institutions, non des moindres, ont été installées pour permettre à l’appareil de l’Etat de continuer à fonctionner et cela conformément aux aspirations du peuple nigérien: l’installation des membres de la Cour d’Etat, la tenue des assises nationales de la refondation et installation du Conseil Consultatif de la Refondation, ainsi que des membres de la Cour des Comptes.
Après les évènements du 26 juillet 2023, il fallait doter à nouveau le Niger d’institutions devant accompagner la vision du Président de la République, Chef de l’Etat, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani. C’est ainsi que quatre mois après l’avènement du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie, les membres de la Cour d’Etat ont été officiellement installés. C’était le 15 novembre 2023. Dans la foulée, les nouvelles autorités ont préparé et réussi en février 2025, l’organisation des assises nationales devant aboutir à l’installation du Conseil Consultatif de la Refondation, une institution extrêmement importante eu égard aux défis du moment. En effet, les assises Nationales de la Refondation du Niger ont ouvert leurs travaux le samedi 15 février 2025 au Centre international des Conférences Mahatma Gandhi de Niamey, sous la présidence du Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie, Chef de l’Etat, le Général Abdourahamane Tiani. Ce sont environ 716 délégués qui ont été désignés pour participer à ce grand rendez-vous de la Nation. Ces délégués ont échangé et discuté du 15 au 19 février 2025 autour des questions d’intérêt commun en vue de faire des propositions concrètes contenues dans une feuille de route. Les réflexions issues des assises tiennent compte bien évidemment des réalités historiques, socio-économiques politiques et culturelles du Niger, et surtout du chemin qui vient d’être emprunté. Ce chemin est celui de la souveraineté et de l’indépendance véritable de notre pays. C’est dire que l’objectif est d’assoir une gouvernance solide, bâtie sur la paix, la sécurité et la stabilité durable ainsi que l’émergence et le développement du Niger. Les travaux des assises nationales ont été dirigés par Dr Mamoudou Harouna Djingarey, le chef de canton de Sinder.
Les assises nationales: un rendez-vous historique
Cette volonté du Président de la République, Chef de l’Etat, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, par rapport à l’organisation des assises nationales, s’est matérialisée par la signature du décret du 8 février 2025 portant création, missions et composition de la Commission Nationale chargée de la conduite des travaux des assises. En outre, la tenue des assises de la refondation a été précédée d’échanges et consultations à l’échelle régionale, départementale et communale en vue de choisir les représentants de chaque localité devant participer à ces réflexions d’envergure nationale. La démarche est de faire en sorte que toutes les sensibilités du pays, à l’interne comme à l’externe, puissent s’exprimer et faire des propositions concrètes lors de ce grand rendez-vous national. Ces hommes et femmes ont eu la charge de réfléchir sur le destin du pays. Une responsabilité certes lourde, mais exaltante parce qu’elle requiert un don de soi, la loyauté, le courage, l’intégrité et le sens du respect de l’intérêt général.
C’est ainsi qu’à l’ouverture des assises, le Président de la République, Chef de l’Etat, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a expliqué ce qui justifie la tenue de ce forum. «Ce dialogue que nous avions voulu tenir au lendemain de la prise du pouvoir par le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie s’ouvre finalement en ce jour, 15 février 2025, par la volonté d’Allah de nous avoir permis de faire tenir la promesse faite au peuple nigérien». Le Chef de l’Etat a poursuivi: «si cette rencontre se tient seulement aujourd’hui, c’est parce que depuis la prise de pouvoir par le CNSP, soutenu par le peuple nigérien dans sa volonté résolue d’affirmer la souveraineté du Niger sur son territoire et ses ressources, notre pays fait face à l’animosité de certaines puissances occidentales et leurs complices africains, et pire encore complices locaux », a-t-il expliqué.
La refondation: un espoir pour le peuple nigérien
A chaque fois que l’occasion se présente, le Président de la République, Chef de l’Etat, n’a cessé de réaffirmer sa volonté et sa détermination d’organiser les assises nationales qui devaient statuer sur la durée de la transition, ainsi que l’élaboration de la charte de la transition qui doit faire office de constitution, de document de référence dans la conduite des affaires de l’Etat.
Ainsi, il y a lieu de relever que les assises nationales de la refondation se sont déroulées dans un contexte marqué par une prise de conscience collective et un engagement patriotique sans précédent. Selon le président de la commission nationale des assises de la refondation, Dr Mamoudou Harouna Djingarey, ni les sanctions illégales et inhumaines prises par la CEDEAO à l’encontre du Niger, encore moins les menaces de la communauté internationale n’ont ébranlé l’engagement et surtout la détermination du peuple nigérien à réaffirmer sa souveraineté et son indépendance face à une organisation sous ordre des puissances impérialistes.
Le succès éclatant des assises nationales de la refondation a abouti, de façon systématique, à l’installation du Conseil Consultatif de la Refondation (CCR), une autre institution éminemment stratégique dans l’architecture de la marche du pays. Dans cette optique, en installant officiellement le CCR le 28 juin 2025 au Centre International des Conférences Mahatma Gandhi de Niamey, le Premier ministre dira « l’installation du Conseil Consultatif de la Refondation consacre l’harmonisation des institutions politiques du Niger au sein de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel ». Par ailleurs, il a rappelé à juste titre que cet événement se déroule après la mise en place de structures similaires au Mali et au Burkina Faso, les deux autres pays membres de la Confédération de l’AES. En effet, l’une des missions des conseillers du CCR consiste à donner des avis sur toute question relative à la situation nationale. « Vous devez, en synergie avec les institutions similaires de notre Confédération, promouvoir dans notre région, en Afrique et dans le reste du monde, notre vision qui consiste à établir des rapports de coopération basés sur le respect mutuel, dans la paix et pour le bénéfice de chacun. Le rôle du conseiller de la Refondation ne doit donc pas être une sinécure. Le patriotisme dont vous faites preuve, qui a guidé votre désignation, est un gage de sérieux dans l’accomplissement de votre exaltante mission », a expliqué le Premier ministre.
A travers l’installation de cet organe, le Niger se dote d’une institution consultative permettant au peuple de participer à la gestion des affaires de l’État, à l’instar du Mali et du Burkina Faso. C’est dire que cet événement représente une approche endogène que la situation nationale impose, conformément aux valeurs de civilisation du Niger. Il devait par la suite relever qu’à l’instar des pays frères de la Confédération des États du Sahel, le Niger s’achemine vers son indépendance et sa véritable souveraineté pour s’affirmer comme un pays digne et libre. « Le chemin tracé est difficile et semé d’embûches multiples et multiformes, au regard de la violence gratuite et sauvage que connaît le Sahel central depuis plus d’une décennie, un chaos entretenu à dessein dans notre sous-région par ceux qui espèrent nous maintenir dans des rapports néocoloniaux. Ce constat a été le déclencheur de notre action », a ajouté le Premier ministre lors de l’installation du CCR.
Dans la perspective d’une gouvernance vertueuse, le Président de la République, Chef de l’Etat, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a procédé, en début du mois de juillet 2025, à l’installation officielle des membres du bureau de la Cour des Comptes à travers une cérémonie empreinte de solennité. Avec la mise en place de cet organe, le gouvernement entend privilégier une gestion financière efficace et efficiente des ressources de l’Etat. Le bureau de la Cour des Comptes, présidé par Mme Laminou Tchiroma Saadé, est animé par des personnalités ayant fait leur preuve dans leur carrière. La Cour des Comptes est une institution de la République dont la mission principale est de contrôler la gestion des finances publiques. Elle est juge des comptes de l’État, des collectivités territoriales, des établissements et entreprises publics, des autorités administratives indépendantes et de tout organisme bénéficiant du concours financier de l’État et de ses démembrements.
Pour plus d’informations et d’analyses sur la Niger, suivez Africa-Press





