Lutte contre le terrorisme et les crimes organisés : L’ONUDC forme les acteurs de la chaîne pénale nigérienne

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Lutte contre le terrorisme et les crimes organisés : L’ONUDC forme les acteurs de la chaîne pénale nigérienne
Lutte contre le terrorisme et les crimes organisés : L’ONUDC forme les acteurs de la chaîne pénale nigérienne

Le terrorisme et ses liens avec la criminalité organisée continuent de représenter une menace pour la sécurité et la stabilité des pays. En vue de renforcer la lutte contre ce fléau, l’Office contre la drogue et le crime des Nations Unies (ONUDC) organise, du 27 au 29 janvier 2026 à Niamey, un atelier de formation̂ des formateurs sur la coopération judiciaire internationale, couplée au lancement du projet de renforcement des capacités des institutions et des acteurs spécialisés de la justice pénale face aux menaces émergentes du terrorisme et à ses liens avec la criminalité organisée. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, chargé des relations avec les Institutions, M. Alio Daouda.

Cet atelier organisé grâce au soutien financier du gouvernement des Pays-Bas, s’inscrit dans la continuité de l’engagement de l’ONUDC avec le Niger. Il a pour but de renforcer la capacité de traitement des dossiers et d’accélérer la gestion des affaires liées au terrorisme et à leur connexion avec la criminalité organisée. Il entend également consolider les compétences des acteurs de la chaîne pénale, enquêteurs, procureurs, juges et autres professionnels afin de leur permettre d’enquêter, de poursuivre et de juger plus efficacement les affaires de terrorisme.

Pour le ministre en charge de la Justice, cette formation est une occasion de mettre en lumière les initiatives déjà existantes, mais aussi de développer les compétences nécessaires pour permettre aux formateurs de transmettre efficacement ces connaissances au niveau national. M. Alio Daouda de souligner que l’ampleur et les conséquences du terrorisme et de l’extrémisme violent constituent de nos jours des sujets de préoccupation majeure pour toutes les sociétés éprises de paix et de justice, en ce sens qu’elles constituent des défis à la cohésion sociale et au développement des peuples affectés par ces fléaux. Il est désormais reconnu que ces phénomènes, a-t-il mentionné, sont étroitement liés à la criminalité organisée, qu’elle soit nationale ou transnationale, notamment par le biais de divers trafics illicites tels que la traite des personnes, le trafic illicite des migrants, de drogues, d’armes à feu, de biens culturels et d’autres marchandises, ainsi que les enlèvements contre rançon et les vols.

« Au regard des enjeux actuels, il est essentiel de poursuivre les efforts engagés, notamment en renforçant les capacités des acteurs impliqués dans le traitement des dossiers, particulièrement ceux des demandes sortantes dont les statistiques restent encore marginales. Pour ce faire, les conditions d’une meilleure coordination interinstitutionnelle ainsi qu’une compréhension approfondie et partagée des cadres législatifs nationaux et internationaux applicables seront créées », a-t-il dit.

Pour Mme Ruiter Noeke, premier secrétaire Migration, Sécurité et Justice à l’ambassade du Royaume des Pays-Bas au Niger, cette coopération s’appuie sur la conviction profonde que la paix, la sécurité et le développement sont des piliers complémentaires d’un avenir commun. Cet engagement, a-t-elle dit, se traduit par un partenariat responsable et durable centré sur la stabilité et le renforcement des institutions, en accord avec les normes et principes du droit international. « Dans ce contexte, le renforcement des capacités des acteurs de la chaîne de la justice pénale et de l’application de la loi au Niger constitue une priorité. À travers cet atelier national, nous avons l’honneur de contribuer à la consolidation de la coopération internationale, notamment dans les affaires liées au terrorisme et à ses liens avec le crime organisé, afin de garantir une réponse coordonnée, efficace et conforme aux standards internationaux, dans le respect des droits de l’homme et de l’État de droit », a-t-elle déclaré.

Auparavant, la coordinatrice résidente du système des Nations Unies au Niger, Mme Mama Keita, a précisé que la stratégie antiterroriste mondiale offre un cadre commun pour renforcer la coopération internationale, prévenir l’extrémisme violent et soutenir les capacités nationales dans le respect des droits humains. « Le système des Nations unies continuera d’appuyer le gouvernement du Niger et l’ensemble des partenaires dans l’aboutissement et la réussite de ce projet qui s’inscrit parfaitement dans les domaines prioritaires du plan cadre de coopération des Nations unies, et certainement dans la vision du Chef de l’État », a-t-elle assuré.

Fatiyatou Inoussa (ONEP)

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