Zone des trois frontières : Des maires du Burkina et du Niger veulent redynamiser la transhumance transfrontalière

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Zone des trois frontières : Des maires du Burkina et du Niger veulent redynamiser la transhumance transfrontalière
Zone des trois frontières : Des maires du Burkina et du Niger veulent redynamiser la transhumance transfrontalière

Africa-PressNiger. Le groupement local de coopération transfrontalière Sahel-Tillabéri, à travers le projet « résilience et cohésion sociale des communautés transfrontalières du Liptako-Gourma », a organisé, ce lundi 21 juin à Dori, dans la région du Sahel, un atelier sur le processus de redynamisation, animation et renforcement du cadre de transformation Burkina-Niger. La rencontre, qui a connu la présence de 17 maires venus du Niger et du Burkina, a été présidée par René Nana, représentant le gouverneur de la région du Sahel.

Les mouvements de transhumance à la frontière Burkina Faso – Niger – Mali connaissent aujourd’hui des difficultés. Parmi ces difficultés, il y a les tracasseries administratives, de graves incidents dans les zones d’accueil liés au non-respect des règlementations nationales ou régionales. A ces difficultés s’ajoutent les conditions défavorables du climat, la sécheresse récurrente et l’insécurité qui gagne du terrain dans cette zone que se partagent ces trois pays. Face à cette situation, le groupement local de coopération transfrontalière Sahel-Tillaberi ambitionne de renforcer les capacités de ses cadres de concertation.

L’’atelier de Dori, qui réunit 17 communes du Niger (région de Tillaberi) et du Burkina Faso, et des personnalités dont l’émir du Liptako et le chef de canton de Téra, est une tribune pour trouver des voies et moyens pour faciliter la transhumance apaisée à travers une cohésion sociale dans cette zone des trois frontières.

Selon Boubacar Cissé, président du Conseil régional des unions du Sahel (CRUS), la sous-région traverse des crises sécuritaire, pastorale et climatique. Ces situations conjuguées, selon lui, ont un impact négatif sur les populations des trois frontières. Ces populations, en majorité éleveurs, qui avaient leur mode de vie, leur mode de production basée sur la mobilité, sont actuellement confrontées à toutes ces limites de mobilité. D’où l’importance de trouver des solutions dans ce contexte d’insécurité.

A l’en croire, la rencontre sert de cadre de réflexion afin de redynamiser le secteur, étant donné que la décision adoptée par les chefs d’Etat, relative à la règlementation de la transhumance entre les Etats membres de la CEDEAO, peine à être respectée.

Pour permettre aux participants de mieux s’approprier les contours de la transhumance et les difficultés qui y sont liées, trois points essentiels ont été abordés au cours de cette rencontre : qu’est-ce que la législation de la sous-région prévoit en matière de circulation d’animaux et des personnes dans l’espace ? Comment s’informer, suivre et agir face à ce phénomène qui se développe dans la sous-région ? Quelles actions collectives à mener pour le devenir de l’élevage au Sahel ? [ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

 

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