Africa-Press – Niger. Situé à environ 7 kilomètres du chef-lieu de la commune urbaine d’Arlit, le CSI d’Akokan est une structure sanitaire stratégique pour la commune. Dans cette localité marquée par une forte diversité ethnique et une mobilité importante des populations, l’accès aux soins de qualité représente un enjeu majeur de développement social. La réhabilitation du Centre de Santé Intégré (CSI) de type 2 par les autorités communales, en l’occurrence l’administrateur délégué de la commune d’Arlit, M. Mohamed Mamane Illo, traduit l’engagement de la municipalité en faveur du renforcement des services sociaux de base. Cette action de la commune urbaine a beaucoup contribué à améliorer durablement l’accès aux services sanitaires pour une population estimée à plus de 20 000 habitants.
Pendant plus d’une décennie, explique M. Moussa Djibo, responsable du Centre de Santé Intégré d’Akokan, les infrastructures du CSI présentaient un état de dégradation avancé. Cette situation a considérablement impacté la fréquentation du centre par les populations. « Il y avait des fissures sur les murs et même la toiture était endommagée. Cela faisait entre 12 et 15 ans que le centre n’avait pas été réhabilité. Mais, aujourd’hui, grâce à cette rénovation significative, nous enregistrons un taux satisfaisant de fréquentation pour les consultations », indique-t-il.
Il a saisi cette opportunité pour remercier l’administrateur délégué et les membres de la commission consultative communale d’Arlit qui, face à cette situation, ont mobilisé des ressources financières importantes pour redonner au centre un cadre fonctionnel et accueillant. « Je pense que cette intervention ne relève pas d’une action ponctuelle, mais s’inscrit dans une vision stratégique visant à faire de la santé un pilier du développement communal », souligne M. Moussa Djibo.
Ces mesures ont eu des impacts positifs qui se traduisent concrètement par une augmentation de la fréquentation. « Aujourd’hui, nous consultons entre 30 et 40 patients par jour, soit près de 1 000 par mois. La fréquentation s’est nettement améliorée depuis la réhabilitation qui a renforcé les mesures sociales prises par le Président Tiani afin de soulager les populations les plus vulnérables. Grâce à l’amélioration des infrastructures et à l’application effective des mesures de gratuité, les populations manifestent une plus grande confiance envers les services de santé publics », a-t-il précisé.
Le CSI d’Akokan offre tous les services liés à son statut, à savoir les consultations prénatales, les accouchements assistés, la prise en charge nutritionnelle et les services de laboratoire, contribuant ainsi à l’amélioration des indicateurs de santé à tous les niveaux. « Les accouchements assistés sont en progression et les femmes enceintes recourent davantage aux consultations prénatales, réduisant ainsi les risques liés aux complications. Cette dynamique participe à la réduction des inégalités d’accès aux soins et renforce la cohésion sociale autour des services publics », a-t-il dit.
Malgré ces avancées, le CSI d’Akokan fait face à un déficit en personnel. Selon M. Moussa Djibo, les effectifs du centre de santé intégré sont insuffisants au regard de la population à couvrir. Il a expliqué que l’équipe actuelle est composée de cinq agents assurant l’ensemble des prestations qu’offre le CSI. « Avec l’augmentation de la fréquentation, le renforcement des ressources humaines apparaît comme une priorité pour consolider les acquis », a-t-il suggèré.
Le CSI d’Akokan dispose d’un comité de gestion qui travaille en étroite collaboration avec le personnel, dans une approche participative au service de la communauté. Le centre travaille en étroite collaboration avec le comité de gestion, les relais communautaires, les leaders locaux et les organisations de la société civile. Cet esprit de gouvernance participative favorise la sensibilisation et l’adhésion des populations aux programmes de santé.
Ainsi, l’investissement dans la santé constitue un levier stratégique de développement local. En synergie avec les politiques sociales de l’État, cette action renforce l’accès équitable aux soins et améliore concrètement les conditions de vie des populations.
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