À Goma, la question du volcan Nyiragongo reste brûlante

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À Goma, la question du volcan Nyiragongo reste brûlante
À Goma, la question du volcan Nyiragongo reste brûlante

Africa-PressSão Tomé e Príncipe. Trois mois après la dernière éruption du volcan Nyiragongo, la vie a repris son cours à Goma. Mais chacun le sait : la menace pèse toujours sur cette ville de quelque deux millions d’habitants située dans l’est de la République démocratique du Congo. Redoutant de voir, un jour, la capitale du Nord-Kivu disparaître sous la lave, chercheurs, autorités et partenaires extérieurs tentent de s’organiser pour gérer au mieux le risque.

C’est une nuit dont les Gomatraciens se souviendront longtemps. Le 22 mai dernier, vers 18 heures, le ciel s’embrase. Emportant tout sur son passage, la lave dévale le flanc du mont Nyiragongo. Pris de panique, des dizaines de milliers de personnes courent se réfugier au Rwanda voisin et à Sake, à 30 kilomètres à l’ouest. Une nuit d’épouvante qui réveille les douloureux souvenirs de l’éruption de 2002, qui avait coûté la vie à plus de 3 000 personnes.

Cette fois, une dizaine de villages ont été détruits mais la lave s’est miraculeusement arrêtée aux portes de la ville, à quelques centaines de mètres de l’aéroport. Pour les experts, le danger est pourtant loin d’être écarté. Tous sont formels : la catastrophe tant redoutée se produira un jour. Goma et ses presque deux millions d’habitants sont condamnés.

Dans ce reportage, nos correspondants Clément Bonnerot and Juliette Dubois ont voulu prendre la mesure de la menace qui pèse sur la ville. Un danger qui ne vient pas que du volcan, l’un des plus dangereux de la planète, mais aussi du lac Kivu, qui renferme dans ses profondeurs d’immenses quantités de gaz potentiellement dangereux si une éruption leur permet de remonter à surface. À l’Observatoire volcanologique de Goma (OVG), les chercheurs font leur maximum pour prévoir et prévenir les risques. Mais l’OVG manque cruellement de moyens, en plus d’être miné par des soupçons de corruption et de détournements.

Si la catastrophe semble inévitable, les autorités envisagent désormais de déplacer une partie de la ville de Goma. Un projet titanesque qui n’a pas encore été chiffré. Reste à convaincre les habitants de quitter les terres qu’ils occupent depuis des siècles.

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