Une personne sur 8 atteinte de trouble mental dans le monde, selon l’OMS

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Une personne sur 8 atteinte de trouble mental dans le monde, selon l’OMS
Une personne sur 8 atteinte de trouble mental dans le monde, selon l’OMS

Africa-Press – São Tomé e Príncipe. Vingt ans après un premier état des lieux, l’Organisation Mondiale de la santé a publié un nouveau rapport consacré à la santé mentale. Près d’une personne sur huit vivrait avec un trouble mental, une situation insuffisamment prise en charge.

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Dépression et anxiété aggravées par le Covid-19

Un accès aux soins à revoir

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Dépression et anxiété aggravées par le Covid-19

C’est un constat alarmant, quoique peu étonnant, que vient de publier l’Organisation Mondiale de la santé, le 16 juin 2022. Près d’une personne sur huit dans le monde, soit 970 millions de personnes, souffrirait de trouble mental, à l’époque où l’on admet pourtant que “la santé mentale et le bien-être en général constitue un droit humain fondamental”, écrit l’OMS, dans son rapport sur la santé mentale dans le monde. Une situation encore plus inquiétante dans les zones de conflit, où ce serait plutôt une personne sur cinq alors que l’accès au soin, lui, ne semble pas suivre.

Dépression et anxiété aggravées par le Covid-19

En cause, différents facteurs individuels sont à prendre en compte (familiaux sociaux culturels…) qui peuvent toucher tout un chacun. Mais le contexte de pandémie aurait ajouté au stress ambiant.

Selon le rapport, les troubles anxieux et dépressifs ont augmenté de plus de 25 % pendant la première année de pandémie. “Ce sont surtout des troubles anxio-dépressifs qui font surface aujourd’hui, confirme Sabrina Philippe, psychologue. Il y a le covid certes, mais aussi tout un contexte économique et politique anxiogène qui joue sur la santé mentale des populations. Et puis, n’oublions pas la connexion permanente aux écrans, aux réseaux sociaux, qui ajoute au contexte anxieux.”

Selon le rapport, des signes d’une prévalence à la hausse des pensées et comportements suicidaires ont par ailleurs été observés, notamment chez les adolescentes et les soignants.

Un accès aux soins à revoir

Malgré l’ampleur du constat, “la plupart des sociétés et des systèmes sanitaires et sociaux négligent la santé mentale et n’offrent pas les soins et l’accompagnement nécessaires”, déplore l’OMS. Seuls 2 % des budgets nationaux alloués aux soins de santé et moins d’1 % de l’aide internationale seront investis, cette année, dans la santé mentale. “Sur le terrain, les dispositifs mis en place ne sont malheureusement pas assez efficaces ni suffisamment accessibles au plus grand nombre” déplore Sabrina Philippe.

“La santé mentale est le parent pauvre de la médecine. Que faire ? Attendre que la majorité des gens aille mal pour allouer davantage de moyens à la psychiatrie ?” interroge-t-elle.

De son côté, l’OMS poursuit son “plan d’action global pour la santé mentale 2013-2030” qui plaide, entre autres, en faveur d’un changement d’attitude et de regard sur la santé mentale, l’importance de la prévention et le développement de soins de proximité.

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