Kalidou Kassé évoque l’apport du livre comme support de diffusion de l’œuvre d’art

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Kalidou Kassé évoque l’apport du livre comme support de diffusion de l’œuvre d’art
Kalidou Kassé évoque l’apport du livre comme support de diffusion de l’œuvre d’art

Africa-PressSenegal. Le peintre Kalidou Kassé a souligné, mardi, l’apport du livre comme support de diffusion de l’art visuel, notamment la peinture, constituant ainsi ’’un prolongement à la vie de l’œuvre plastique en dehors des galeries habituelles’’.

’’Le livre offre un autre prolongement à la vie de l’œuvre d’art, c’est comme la tapisserie. C’est un créneau peut-être qui n’est pas très exploité par les artistes peintres, mais, moi j’y évolue depuis une trentaine d’années’’, a-t-il expliqué dans un entretien accordé à l’APS.

Kassé a signé la couverture de nombreux ouvrages publiés en 2021 chez L’Harmattan Sénégal.

Il s’agit notamment du recueil de poèmes ‘’Le cri de l’ifanbondi’’ de Amadou Moustapha Dieng, l’ouvrage collectif ‘’A l’ombre des voix’’ inspiré de récits d’expériences vécues lors du confinement, à l’initiative de la section sénégalaise de la Communauté africaine de culture (CACSEN).

Il y a aussi le roman ‘’Nethio’’ de Seydi Sow, lauréat du ‘’Grand prix’’ du chef de l’Etat pour les Lettres (1998), le roman ‘’Femme d’esprit et d’espérance’’ de Mame Fawen Camara, entre autres, tous sortis durant cette année 2021.

Selon l’artiste, souvent sollicité par les écrivains pour la couverture de leur roman, la démarche est simple

: ’’c’est un travail de collaboration’’.

’’Souvent, les écrivains me sollicitent en me demandant d’illustrer leur livre parce qu’il traite de tel sujet. Il se trouve parfois que j’ai déjà traité du thème surtout pour les problématiques socio-culturelles, je leur fais une proposition sur les tableaux se référant aux récits’’, dit Kalidou Kassé.

’’Le pinceau du sahel’’ ne se limite pas seulement à la demande de l’écrivain, il prend le temps de lire le manuscrit pour s’y inspirer aussi.

’’Il y en a qui vous disent, nous sommes en train de travailler sur tel sujet, on voudrait que vous réfléchissiez sur la couverture. Là, je réfléchis pour voir à quoi va correspondre cette couverture et on se met d’accord sur le choix’’, fait valoir le peintre.

Selon Kalidou Kassé, avec les nouveaux droits des artistes visuels, il est possible de diversifier les supports de diffusion de l’œuvre d’art et d’y gagner une plus-value.

Pendant longtemps, estime-t-il, il a cédé les droits de diffusion de ses tableaux de peinture à des institutions bancaires ou organismes internationaux ou communautaires pour la confection de cartes de vœux ou de calendriers annuels.

’’Depuis plus de 30 ans, avec le +collectif des artistes réunis+ que nous avions créé, on confectionnait déjà des cartes de vœux avec nos tableaux. Aujourd’hui, je continue dans ce créneau. Même pour des rapports d’activités annuels, ils me sollicitent pour l’illustration’’, dit-il.

Le peintre Kalidou Kassé a travaillé avec la Banque Mondiale, la présidence de la République du Sénégal, le Fonds monétaire international (FMI), l’Union économique monétaire ouest africain (UEMOA) du temps de la présidence de Adjibou Soumaré (l’ancien ministre du budget du Sénégal).

Actuellement, il collabore avec la Banque de l’habitat du Sénégal (BHS) pour trois ans sur trois voire quatre tableaux, des institutions s’activant dans la sécurité et les droits humains en Afrique de l’Ouest et au Sahel, etc.

’’Parfois, ils achètent la carte à l’unité, car j’ai une équipe dédiée à cela et l’on confectionne les cartes ici dans mon atelier, d’autres préfèrent racheter les droits de diffusion et on signe des conventions’’, explique-t-il.

Le peintre Abdoulaye Diallo ‘’Le berger de l’île de Ngor’’ est aussi dans ce créneau, car il a illustré la couverture du premier roman de l’écrivaine Aida Diop ‘’Expériences de vie, vers une aube nouvelle’’.

Il a aussi illustré par ses toiles les cinq livres publiés par ’’L’Harmattan Sénégal’’ sur la thématique ’’Quelle humanité pour demain’’ coordonnés par les professeurs Maguèye Kassé, Ibrahima Silla et lui-même.

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