Africa-Press – Senegal. Le journaliste sénégalais basé à Genève, El Hadji Gorgui Wade Ndoye, a insisté, dimanche, sur la préservation de la culture de la paix sans laquelle « on ne peut pas avancer ».
« Ce pays, le Sénégal, a son ADN, la paix qu’on doit continuer à cultiver. Et ce que nous avons fait à l’occasion de cette troisième édition, participe à enraciner l’idée de paix sans laquelle on ne peut pas avancer. Vous avez des pays qui ont tout, mais déstabilisés, parce déstructurés », a fait observer M. Ndoye.
Il s’exprimait à Diass (Mbour, ouest), à l’occasion des activités de la troisième édition de « Gingembre littéraire » qui s’est tenue à Thiès, Mbour et Diass.
Pour cette édition 2021, qui a pris fin dimanche, le thème était « Réflexion sur le dialogue des civilisations et la place de l’Afrique dans le 21e siècle ».
Initiateur de ce « Gingembre littéraire », le journaliste sénégalais basé à Genève, a expliqué que l’idée de ce concept c’est de pouvoir donner une possibilité plus large de discuter, au-delà de la littérature, d’autres thématiques, tels que l’économie, l’environnement, entre autres.
« Au-delà de ces discussions, nous voulons que les intellectuels sénégalais se retrouvent autour des sujets qui nous concernent et qu’on puisse sortir des actes qu’on puisse retrouver dans les universités, les instituts et que les jeunes puissent s’en approprier’’, a souligné El Hadji Gorgui Wade Ndoye pour qui, on ne peut pas penser son développement, si sa culture est absente.
M. Ndoye soutient que le « Gingembre littéraire » n’est rien d’autre qu’ »une pensée, une réflexion par des Africains et pour des Africains, en s’ouvrant au reste du monde’’.
Relevant le rôle important des médias, le journaliste ouest-africain accrédité auprès des Nations-Unies à Genève, a relevé que « celui qui vous informe, en même temps vous déforme ».
« Si nous n’avons pas notre voix, nous les Africains, d’autres vont parler à notre place. Il faudrait que cette manière de parler de l’Afrique comme un continent de mendiants, des gens qui sont toujours malades, qui sont violents, que cela c esse. Pour cela, il faut que nous puissions produire un discours sur nous-mêmes et être entourés de grands intellectuels’’, a fait valoir El Hadji Gorgui Wade Ndoye.
Il estime que malgré les ’’invectives’’ notées parfois dans l’espace public, les Sénégalais de manière générale ont envie d’entendre autre chose que des politiciens qui s’insultent.
Pour sa part, Serigne Momar Sarr, enseignant-chercheur à l’Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ), a mis en exergue l’importance pour un pays de s’ouvrir au monde et d’œuvrer pour la consolidation de la paix et de la stabilité.
« La connaissance est fondamentale pour un pays, mais le plus important, c’est surtout de s’ouvrir au monde, tant du point de vue culturel que religieux, et de voir comment le vivre ensemble peut consolider la paix et d’avoir une stabilité qui nous prolonge vers le développement », a indiqué le rapporteur de la rencontre.
’’Il faut partir de considérations constitutionnelles parce que nous sommes régis par une charte, mais avoir aussi des entrées philosophiques, juridico-politiques et sociologiques et avec l’entrée religieuse comme ça été le cas à Diass’’, a fait valoir l’universitaire sénégalais.
Il a salué l’implication des élèves et des étudiants, soulignant que le ’’‘Gingembre littéraire mise beaucoup sur l’éducation et sur les jeunes pour les confronter déjà à leur vécu présent et à les prédisposer à la relève et à la pérennisation du Sénégal’’.
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