Jorge Mandinga
Africa-Press – Senegal. Cette année, nous célébrons le jubilé d’or (cinquante ans) de la création de la CEDEAO. Toutefois, le 29 janvier, la sortie contestée du Mali, du Burkina Faso et du Niger (Association des États du Sahel – AES) de l’organisation économique régionale a également eu lieu, marquant un tournant important.
Les dirigeants souverainistes et les pays fondateurs de la CEDEAO ont créé cette organisation pour promouvoir notre développement, éliminer les barrières entre nous (les frontières coloniales), promouvoir la cohésion et garantir notre souveraineté.
La guerre civile au Nigéria (1967-1970), l’une des plus grandes tragédies humanitaires récentes, a renforcé la prise de conscience des leaders et des peuples des États de l’Afrique de l’Ouest quant à la nécessité de créer des organisations régionales pour maintenir et améliorer la cohésion des nouveaux États.
Aujourd’hui, le Biafra est un exemple historique. Ce fut un moment où les leaders ont réalisé que seul l’unité permettrait de faire face aux défis de la sécurité et du développement.
Cependant, la CEDEAO a évolué, mais la situation dans certains pays, comme le Sénégal, la Guinée-Conakry et d’autres, nous montre que nous devons renforcer notre coopération pour mieux faire face aux défis communs.
L’année 2025 est une occasion de réfléchir sur les 50 ans de la CEDEAO et de proposer des solutions pour rendre l’organisation plus fonctionnelle, attractive et bénéfique pour les peuples de l’Afrique de l’Ouest.
Pour que la CEDEAO soit réellement une organisation des peuples de l’Afrique de l’Ouest, il est nécessaire d’intégrer des ministres expatriés de certains pays pour améliorer la gestion de certains secteurs clés comme la justice, l’industrie, la santé, l’éducation, l’énergie et les infrastructures.
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