Ministère des Pêches et de l’Économie maritime : Entre réalisations et perspectives

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Ministère des Pêches et de l'Économie maritime : Entre réalisations et perspectives
Ministère des Pêches et de l'Économie maritime : Entre réalisations et perspectives

Africa-Press – Senegal. La question de la cherté du poisson dans certaines zones et la raréfaction des ressources halieutiques due à des pratiques illicites de pêche, à la surpêche et au non-respect du repos biologique, ont été soulignées par les parlementaires, dans le cadre de l’examen du budget du ministère des Pêches et de l’Économie maritime. En corrélation avec cette situation, ils se sont interrogés sur le nombre de licences accordées aux navires étrangers et aux bateaux sénégalais, les espèces pêchées dans le cadre de l’accord avec l’UE et les mesures liées au repos biologique. Avant d’inviter le ministre à une meilleure organisation du secteur de la pêche et à l’adoption de mesures pour assurer la surveillance et le contrôle des mailles autorisées et des zones de pêche protégées.

Autre alternative proposée au ministre par les députés : le développement de programmes aquacoles pour pallier la raréfaction des ressources et assurer une autosuffisance alimentaire. Ainsi, ils ont sollicité des projets aquacoles dans plusieurs localités.

S’agissant du phénomène de l’immigration irrégulière, Pape Sagna Mbaye a fait part des efforts du gouvernement dans la lutte contre ce phénomène et le programme de gestion des frontières par le ministère de l’Intérieur, élaboré en partenariat avec I’UE à travers le Frontex. Il a également souligné les problèmes d’insécurité liés à cette migration illégale et les conséquences de ces départs massifs de jeunes sur l’économie nationale et sur la vie en communauté.

Pour le ministre, il faut une meilleure prise de conscience. Il exhorte d’ailleurs les populations à décourager cette pratique illégale dans le cadre de la prévention et de la sensibilisation. Et annonce la création d’un comité regroupant neuf ministères pour l’élaboration d’une stratégie permettant des solutions idoines dont la mise en œuvre contribuera à endiguer ce phénomène.

Concernant les licences de pêche, le ministre de tutelle a parlé de l’attribution de 140 licences aux bateaux nationaux et 21 licences aux navires étrangers thoniers et un merlutier. Rappelant que les accords signés entre le Sénégal et l’Union européenne concernent exclusivement le thon et le merlu. Il a également rassuré que les eaux maritimes du Sénégal ne sont pas vendues. Le repos biologique concerne uniquement la pêche industrielle.

Par ailleurs, il existe plusieurs initiatives au niveau de la pêche artisanale relatives à la gestion durable des ressources comme l’immersion des pots à poulpe, l’interdiction de la pêche nocturne, l’immersion de récifs artificiels, le repos biologique pour la crevette, les huîtres et les coques dans le département de Foundiougne, renseigne le ministre. Il annonce « la mise à disposition prochaine de nouvelles chaloupes. Les anciennes seront mises en carénage pour réfection avec toutes les normes de sécurité requises afin de les transférer dans les zones qui en ont besoin pour assurer le transport fluvial ».

Sur la surveillance de nos côtes, le ministre a informé de l’application par notre pays du code ISPS avec l’approbation par les États-Unis de sa mise en œuvre. Ce code de sécurité fait du port de Dakar la plateforme portuaire la plus sûre de l’Afrique de l’Ouest.

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