Africa-Press – Senegal. Un troisième cyberattaque a ciblé une institution publique au Sénégal en moins de six mois. Après l’attaque du site des impôts en octobre, puis celle de l’agence responsable de l’émission des cartes d’identité nationales en janvier, c’est maintenant le tour de la trésorerie publique de devenir la victime d’une cyberattaque.
Le ministère des Finances et du Budget du Sénégal a annoncé un « incident » mineur affectant le système informatique de la trésorerie publique, et le problème reste non résolu, entraînant un blocage partiel des opérations douanières et le versement de certaines avances de salaires pour l’Aïd al-Adha.
Un nouveau groupe, actif depuis février, a revendiqué la responsabilité de l’attaque, affirmant avoir pénétré 70 Go de données sensibles. Ainsi, le Sénégal devient le sixième pays à tomber sous les attaques de ces hackers, qui avaient déjà ciblé la Chine et Hong Kong, entre autres.
Selon des spécialistes, le Sénégal doit se préparer à de futures attaques. Le pays, stable et récemment devenu producteur de pétrole avec une numérisation à grande échelle de ses services, est devenu une cible principale.
Les experts soulignent que cette nouvelle cyberattaque met en évidence l’urgence pour le Sénégal d’améliorer ses préparations et ses anticipations face à de telles intrusions. Pour y parvenir, Gérard Joseph Francisco Da Costa, spécialiste en sécurité informatique, déclare: « Il est nécessaire d’intensifier l’intervention gouvernementale, et le cadre législatif doit être rapidement révisé. » Par exemple, la loi sur la protection des données personnelles date de 2008, et Dakar manque toujours d’une législation sur la cybersécurité.





