A Mbour, l’imam prône un renforcement de la cohésion sociale

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A Mbour, l’imam prône un renforcement de la cohésion sociale
A Mbour, l’imam prône un renforcement de la cohésion sociale

Africa-Press – Senegal. L’imam de la grande mosquée de Mbour (ouest), El Hadji Pape Ibrahima Faye, a déploré, dimanche, les dérives verbales et actes de violences qui ont dernièrement rythmé le jeu politique et invité les acteurs à plutôt mettre des programmes et projets de société garantissant la cohésion sociale.

‘’Ce qui se passe actuellement dans notre pays n’augure rien de bon. Des hommes politiques passent leur temps à tenir des propos injurieux et invectives au lieu de tenir des débats programmatiques susceptibles de contribuer au développement socio-économique et au renforcement de la cohésion sociale’’, a déclaré le religieux dans un sermon consacré à la fête de la Tabaski.

‘’Que les acteurs politiques prêchent la bonne parole, celle qui promeut la paix et la stabilité. Celui qui ne peut pas tenir des paroles d’unité, de concorde, de sagesse, entre autres, n’a qu’à se taire. Le Sénégal n’a pas besoin de politiciens avec l’injure et la calomnie à la bouche’’, a-t-il insisté.

Estimant que la période de campagne électorale est un moment important dans la vie politique, l’imam ratib de la grande mosquée de Mbour soutient qu’un programme bien ficelé suffit ‘’largement’’ pour tenter de convaincre l’électorat de plus en plus exigeant.

Après avoir expliqué le sens et l’importance de la fête de l’Aïd-el-kébir, il a appelé les parents à veiller ‘’strictement’’ à l’éducation de leur progéniture, en leur permettant de disposer d’une formation solide afin d’avoir un métier qui leur aiderait à assurer leur avenir.

‘’L’éducation des enfants est une obligation pour tout parent car l’avenir d’un pays, d’une société, dépend largement de la qualité de ses fils. Donc, c’est une responsabilité pour chacun de veiller à leur bonne éducation’’, a-t-il fait valoir.

‘’Par ailleurs, on ne peut pas créer un daara (école coranique, en wolof) et quelque structure que ce soit, vouloir dépendre d’un appui extérieur. Il faut se donner les moyens de ses ambitions’’, a indiqué l’imam.

‘’Nous sommes dans un monde finissant où rien n’est éternel, aussi bien les biens matériels, financiers qu’immobiliers. Nous sommes tous appelés à mourir, tôt ou tard. Par conséquent, il faut penser, dès à présent, à l’au-delà, en posant des actes qui nous permettraient, une fois arrivés à l’au-delà, de pouvoir bénéficier de la récompense divine’’, a ajouté le religieux.

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