
Africa-Press – Senegal. Vivre heureux et avoir beaucoup d’enfants n’est peut-être pas la principale morale des contes de fées. Pour clôturer l’année 2024 en beauté, Sanne van Dijk et son équipe de l’Université de Twente (Pays-Bas) reviennent sur les risques sanitaires encourus par les princesses Disney dans leurs aventures. Une façon originale de redécouvrir les héroïnes des enfants à partir d’une bien sourcée, publiée dans le numéro de Noël du British Medical Journal.
Miroir, mon beau miroir, dis-moi que je ne suis pas seule
Avant de rencontrer les sept nains, Blanche-Neige était exclusivement au service de sa méchante belle-mère, isolée de toute interaction sociale. Une destinée presque banale pour une princesse, à l’image de Jasmine, cloitrée entre les murs de son somptueux palace, ou Raiponce, enfermée dans une tour, loin du monde. Mais les chercheurs le rappellent: “Une vue d’ensemble des revues systématiques révèle un lien entre le manque d’interaction sociale et les maladies cardiovasculaires, la dépression, l’anxiété et toutes les autres maladies, la mortalité, toutes causes confondues.”
Fort heureusement, qu’ils soient nains, animaux sauvages ou preux chevaliers, leurs compagnons arrivent toujours à temps. Un bémol cependant pour Flynn Ryder (de son vrai nom Eugene Fitzherbert), qui aurait pu scalper sa bien-aimée. En utilisant sa tresse comme un câble d’ascenseur, Raiponce a probablement endommagé ses follicules pileux. “La traction excessive et répétée est une condition connue sous le nom d’alopécie de traction, qui à long terme, peut entraîner une alopécie permanente”, précisent les chercheurs. Le voleur aurait pu, lui aussi, y laisser sa peau.
Pocahontas et son plongeon très risqué
Pour rejoindre son ami John Smith, de l’autre côté de la rivière de la Paix, Pocahontas fait le grand saut. Un plongeon de neuf secondes, un temps de chute impressionnant, qui a dû lui demander beaucoup d’entrainement.
Les chercheurs ont effectué des calculs pour estimer la hauteur de la falaise. “En supposant les mesures anthropomorphiques moyennes d’une femme (62 kg, 1,62 m de hauteur, 0,36 m de largeur d’épaule), et des constantes environnementales standard, la hauteur de la falaise a été estimée à 252 mètres. Les études sur la dynamique en plongée suggèrent qu’un premier plongeon à partir d’une hauteur supérieure à 12 mètres pourrait déjà entraîner des compressions claviculaires fatales, qui auraient pu envoyer Pocahontas rejoindre Cendrillon dans la poussière”, écrivent-ils.
Les chercheurs recommandent par ailleurs plusieurs mesures préventives pour réduire l’exposition à la poussière de Cendrillon, telles que l’utilisation de longs manches de balai et d’équipements de protection individuelle. La princesse est exposée à un risque de cancer de l’oreille et du poumon, pouvant conduire à une mort prématurée. “Bien plus qu’un prince, Cendrillon a besoin d’une thérapie respiratoire continue pour vivre heureuse”, conclut l’étude.
Rendre la science plus ludique
Bien qu’appuyée sur des études solides, cette publication n’est pas à prendre trop au sérieux. “L’objectif principal de notre article est d’offrir aux lecteurs intéressés par Disney et la santé un bon moment de rire à l’occasion de la fin de l’année 2024”, s’amuse Michael Bui, co-auteur de l’étude.
Toutefois, les chercheurs aimeraient développer une approche plus ludique des sciences à travers cet article. “Par exemple, notre analyse du plongeon de Pocahontas touche à des sujets enseignés dans le programme de physique. Une représentation plus ludique de la science à travers les princesses de Disney pourrait potentiellement rendre ces sujets plus amusants”. Une morale bien plus réjouissante pour les princesses et leurs fans.
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