Réveil Précoce des Enfants Après un Coucher Tardif

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Réveil Précoce des Enfants Après un Coucher Tardif
Réveil Précoce des Enfants Après un Coucher Tardif

Africa-Press – Senegal. Pourquoi quand on couche les enfants plus tard, ils se lèvent plus tôt le lendemain demain matin? », nous demande Annick Perrault sur notre page Facebook. C’est notre question de lectrice de la semaine. Merci à toutes et tous pour votre participation.

C’est une scène que de nombreux parents ont déjà vécue: coucher ses enfants plus tard en se disant qu’ils dormiront davantage… Et, immanquablement, ils se réveillent encore plus tôt le lendemain ! Un paradoxe? Seulement en apparence. La clé se trouve dans la mécanique intime du sommeil et dans le fonctionnement très précis de l’horloge biologique des enfants, comme nous vous l’expliquions dans un précédent article intitulé « Les cinq âges du sommeil«.

L’enfant a une horloge interne peu flexible

Chez les enfants dont le rythme veille-sommeil est déjà installé (à partir d’environ un an), le sommeil est gouverné par une horloge interne – les noyaux suprachiasmatiques, situés dans l’hypothalamus – qui se cale progressivement sur un rythme circadien de 24 heures, synchronisé par la lumière, les repas et les routines quotidiennes. Vers un an, ce système est déjà bien en place: l’enfant dort surtout la nuit, avec un sommeil plus profond en début de nuit et des phases plus légères au petit matin, comme chez l’adulte.

Cette horloge, en revanche, supporte mal les décalages tardifs. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le coucher plus tardif ne repousse pas mécaniquement l’heure du réveil: le signal biologique du matin – porté notamment par la lumière – continue d’agir à la même heure.

Moins de sommeil profond… et un réveil avancé

Autre élément crucial: la structure du sommeil. Chez l’enfant, le sommeil lent profond, le plus réparateur, se concentre en début de nuit. En retardant l’heure du coucher, on ampute cette phase essentielle, sans pour autant prolonger le sommeil du matin. Résultat: le corps, moins bien reposé, devient paradoxalement plus instable en fin de nuit, période où les micro-réveils sont déjà plus fréquents entre six mois et quatre ans.

Le réveil matinal n’est donc pas un « caprice » bien sûr: c’est la conséquence d’un sommeil plus fragmenté et moins profond, qui rend l’enfant plus sensible aux signaux d’éveil (bruit, lumière, faim).

La régularité, meilleure alliée du sommeil

Ainsi, la qualité du repos dépend davantage de la régularité des horaires que de leur extension occasionnelle. Coucher plus tard un enfant d’âge compris entre 1 et 10 ans ne crée pas un « bonus » de sommeil. Au contraire, cela désorganise son rythme veille-sommeil, encore en construction, et conduit souvent à un lever anticipé. Et à une fatigue accrue le lendemain pour l’enfant… et ses parents.

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