
Africa-Press – Senegal. Telca Wallace, coordinatrice nationale de la Réserve de Biosphère de Saint Mary’s, et l’ambassadeur David P. Doyle, délégué permanent de la Fédération auprès de l’UNESCO à Paris, ont récemment participé à deux webinaires significatifs de l’UNESCO. Ces événements visaient à montrer comment les petits États insulaires en développement (PEID) abordent les défis liés à la biodiversité malgré des ressources institutionnelles limitées. Ils avaient également pour objectif d’inspirer les parties prenantes et de fournir des idées concrètes pour atteindre les objectifs mondiaux en matière de biodiversité grâce à des stratégies collaboratives et adaptées au contexte local.
Le premier webinaire, intitulé « De la COP16 à l’action locale: relier les objectifs mondiaux aux actions locales », s’est tenu le 15 novembre 2024. La Réserve de Biosphère de Saint-Kitts-et-Nevis a été présentée comme une étude de cas sur la connexion entre les engagements internationaux en matière de biodiversité et les efforts de conservation locaux dans les sites désignés par l’UNESCO. D’autres exemples provenant de la région d’Amérique latine et des Caraïbes ont également été partagés. Ce webinaire visait à traduire les objectifs mondiaux en biodiversité en stratégies concrètes et applicables aux réalités locales.
Un deuxième webinaire de l’UNESCO, organisé le 10 décembre 2024, s’est concentré sur les défis uniques auxquels font face les PEID dans la réduction durable des déchets. Sous le thème « Agir dans les sites désignés par l’UNESCO et les zones protégées », Telca Wallace a mis en lumière les problèmes liés aux plastiques à usage unique, en insistant sur le manque de sensibilisation aux impacts environnementaux de leur élimination incontrôlée, les dommages causés aux écosystèmes et les menaces pour le secteur touristique de la Fédération.
Début 2025, l’UNESCO collaborera avec le gouvernement de Saint-Kitts-et-Nevis pour mettre en œuvre et financer un cadre visant à éliminer les plastiques à usage unique dans la Réserve de Biosphère de Saint Mary’s (SMBR). Cette initiative s’inscrit dans une stratégie nationale visant à interdire progressivement l’importation, la vente et la distribution de plastiques à usage unique, avec une mise en œuvre prévue à partir du 31 décembre 2024. Joyelle Clarke, ministre de l’Environnement et de l’Action pour le Climat, a déclaré: « L’interdiction des plastiques à usage unique est une étape décisive dans l’engagement de notre gouvernement pour protéger l’environnement naturel et promouvoir un avenir durable pour notre nation insulaire. La Réserve de Biosphère de Saint Mary’s jouera un rôle clé dans cette initiative en bénéficiant de l’expertise de l’UNESCO. »
Les experts de l’UNESCO sont attendus à Saint-Kitts-et-Nevis au premier trimestre 2025 pour mobiliser les parties prenantes et transformer la SMBR en un environnement sans bouteilles en plastique, en s’inspirant d’un modèle réussi mis en œuvre à São Tomé-et-Príncipe.
Antonio Abreu, directeur de la Division des Sciences Écologiques et de la Terre de l’UNESCO, a salué les efforts de la Fédération en matière de biodiversité: « La Réserve de Biosphère de Saint Mary’s est un modèle vivant qui démontre l’importance de concilier conservation de la nature, identité culturelle et développement socio-économique des communautés locales. Cette vision inclusive fait de la réserve une source d’inspiration pour d’autres territoires insulaires. »
Telca Wallace a exprimé son enthousiasme pour le projet: « Ce projet offre l’opportunité de renforcer les capacités des autorités responsables de l’interdiction nationale des plastiques à usage unique, tout en utilisant la SMBR comme cas d’étude pour évaluer l’efficacité des initiatives. Je suis honorée de diriger ces efforts. »
Nerys Dockery, secrétaire générale de la Commission nationale pour l’UNESCO, a ajouté: « Je suis ravie que l’UNESCO puisse fournir une assistance technique essentielle au gouvernement de Saint-Kitts-et-Nevis pour l’accompagnement stratégique de l’interdiction des plastiques prévue en 2025. Ce projet met en évidence l’importance des partenariats pour promouvoir une île durable. »
Enfin, l’ambassadeur David Doyle a résumé l’importance de la collaboration internationale: « Répondre à la perte de biodiversité dans les petits États insulaires nécessite de plus en plus des stratégies globales et une coopération internationale pour surmonter les défis uniques auxquels nous sommes confrontés. »
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