Africa-Press – Senegal. L’enseignante-chercheure Mame Penda Ba, rédactrice en chef de ’’Global Africa’’, la nouvelle revue de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (UGB), estime que la recherche africaine doit être soutenue par une nouvelle dynamique, en vue de faciliter le développement du continent.
« C’est par la recherche que nous devons impulser le développement et améliorer les conditions de vie des populations africaines », a-t-elle plaidé, mardi, en marge de la cérémonie d’ouverture d’un colloque international de quatre jours portant sur le thème : « La recherche africaine compte ».
Près de 200 chercheurs de diverses spécialités participent à cette rencontre ayant coïncidé avec la publication du premier numéro de « Global Africa ».
Selon Mame Penda Ba, l’idée de lancer cette revue est partie du constat selon lequel « la voix africaine sur la scène internationale n’est pas bien entendue, malgré les potentialités dont regorge ce continent en la matière ».
Avec cette revue trimestrielle, « l’objectif sera d’aborder les questions qui se dressent sur la voie de l’émergence du continent », a expliqué l’enseignante-chercheure.
Elle note que la recherche africaine est sous-financée, n’atteignant même pas en moyenne 0,5 des PIB, alors que les pays développés en sont à plus de 3 pour cent.
« Il y a une corrélation entre la part accordée au financement de la recherche et le niveau de développement », souligne Mme Bâ, ajoutant que ceux qui ne feront pas cette relation, trouveront « des réponses à leurs problèmes ailleurs, et cela peut ne pas être adapté ».
La recherche, insiste-t-elle, « touche tous les domaines de la santé à la diplomatie, à l’urbanisme et n’est pas un luxe pour pays développé ».
La revue ’’Global Africa’’ est éditée en français, en anglais, en arabe et en swahili, signale Mme Ba, qui a insisté sur la nécessité de faire des langues africaines des langues de recherche.
Pour le recteur de l’Université Gaston-Berger (UGB), Ousmane Thiaré, qui a prononcé le mot d’ouverture de ce colloque, « la finalité de nos études, de nos activités de recherche doit répondre à l’appel pressant des sociétés ».
Des universitaires de renom, dont les professeurs Souleymane Bachir Diagne, Mamadou Diouf, Felwine Sarr et Mary Teuw Niane prennent part à cette rencontre.
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