Affaire Sandana : les avocats des victimes s’impatientent

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Affaire Sandana : les avocats des victimes s’impatientent
Affaire Sandana : les avocats des victimes s’impatientent

Africa-Press – Tchad. Après plus d’un mois, les victimes des tueries de Sandana attendent l’ouverture d’un procès. Hier, à Sarh, le collectif d’avocats défendant les victimes de Sandana a animé un point de presse pour déplorer la lenteur dans le déroulement de l’enquête.

Selon le porte-parole du collectif, Me Midaye Guerimbaye, des personnes ont été interpellées et n’ont pas été présentés à la Justice. Toujours d’après le collectif, le présumé cerveau de ces massacres n’est pas encore mis aux arrêts.

Ce qui fait monter la tension des parents des victimes malgré les différentes missions gouvernementales à Sandana. Selon les avocats, quelques questions fondamentales de droit méritent d’être posées.

Pourquoi un certain nombre de mesures à observer s’agissant notamment du procès pénal établies dans le Code de procédure pénale en vigueur au Tchad ne sont pas respectées par la Justice ? Lesquels sont considérés comme des présumés auteurs, complices et où sont-ils placés après leur arrestation ? Sous l’autorité de quelle juridiction et avec quelles garanties? La Justice a-telle des difficultés dans l’accomplissement de sa mission? Pourquoi le célèbre exécuteur Garam court encore sans inquiétude quelconque ?

Au nom du collectif, Me Midaye Guerimbaye porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale que vu la tension qui prévaut à Sandana, si la Justice ne prend pas les choses en main de façon rapide, le Collectif s’engage à mener la lutte pour que la vérité soit faite, les victimes soient réparées et que la justice soit rendue à tous au nom du peuple tchadien.

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