Africa-Press – Tchad. À l’origine des violences, dans la matinée du 13 septembre, un troupeau de boeufs a dévasté un champ de mil à Mbarabé, une village situé à une cinquantaine de kilomètres au Nord de Kyabé, dans la province du Moyen-Chari. S’en est suivi une altercation entre des jeunes du village et un bouvier qui a alerté son ferrick.
La communauté Sara-Kaba dénonce des agressions barbares et tient pour responsables les autorités provinciales en dénonçant leur mutisme.
« Ce qui se passe actuellement dans le Lac-Iro dépasse la dimension de conflits éleveurs-agriculteurs. Cela constitue un génocide et un acte de terrorisme savamment orchestrés », s’insurge le comité de crise.
« La plupart des assaillants viennent de Roro. Ils sont bien organisés et armés », rapporte le comité, s’appuyant sur les témoignages de victimes.
La communauté Sara-Kaba exige « le départ du préfet de Lac-Iro et des autorités du département, ainsi que la fermeture des centres de mabrouka qui sont des caches d’armes et des terreaux du terrorisme ». Elle condamne les communications « irresponsables » des autorités qui sont « incohérentes » et « frisent le mépris dans une situation de terrorisme ».
La réaction du gouvernement
Le gouvernement a indiqué samedi que 18 personnes ont été arrêtées dont 10 de la communauté arabe et huit autochtones. Il a assuré que la situation est « sous contrôle » et a annoncé que des recherches sont en cours pour retrouver des instigateurs du conflit.
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