
Africa-Press – Tchad. Les personnes handicapées, après avoir longtemps battu le pavé, ont été récemment autorisées à faire le commerce transfrontalier. Malheureusement, l’importation des produits manufacturés de première nécessité leur est interdite. « Le riz, le sucre, le savon, la farine, même la simple sucrerie sont interdits d’importation parce que c’est haram », tonne le porte-parole des personnes handicapées, Ali Ossingbédé Justin.
Ces personnes se sont rabattues par conséquent sur le ramassage de fagots. Les personnes handicapées ramassent du fagot à Djermaya, à Koundoul. Beaucoup tombent et meurent’’, confie le porte-parole.
En raison de l’interdiction d’importer les sucreries, les personnes handicapées décident de ne plus aller à Kousseri ni ramasser du fagot pour « payer beaucoup d’impôts et enrichir les personnes valides ». « Nous leur laissons cette route mais nous leur demandons 200 mille chaque 25 du mois, un sac de riz, un sac de sucre, 6 litres d’huile pour chaque handicapé. Trop c’est trop », s’emporte Ali Ossingbédé.
En cas de non-satisfaction d’ici le 30 décembre, les personnes handicapées sortiront « ramper pour arracher même ce qui est dans la gueule du loup ». L’union fera la force des personnes handicapées, conseille le porte-parole.
Pour plus d’informations et d’analyses sur la Tchad, suivez Africa-Press




