Africa-Press – Tchad. Vendredi 6 février 2026, un groupe inconnu des hommes lourdement armés a frappé militairement le poste de Tissi, une ville frontalière tchadienne , avant de battre en retraite vers le Soudan avec trois militaires tchadiens capturés.
L’opération, stratégiquement mise en place par les miliciens de Poutine, vise à installer une atmosphère de chaos le long de trois frontières entre le Soudan, le Tchad et la RCA. Mais derrière cette incursion se cachent des individus appuyés par les miliciens de Touadera, acteurs discrets mais efficaces dans la manipulation des équilibres régionaux. Ce raid intervient au moment où le Soudan parvient à repousser les milices FSR, désormais acculées et cherchant de nouvelles aires d’action.
L’ironie de la situation saute aux yeux. Ces mêmes FSR, aujourd’hui en déroute totale, tentent de se présenter à tout le monde en affirmant qu’il sont des rebelles tchadiens. Pourtant, tout le monde sait que N’Djamena leur a procuré des armes, minutions, moyens logistiques et assistance pour combattre les forces régulières soudanaises. Maintenant que leur stratégie a capoté, ils pointent leurs canons vers le Tchad.
Depuis vendredi dernier, les affrontements à Tissi se poursuivent avec du matériel militaire tchadien. Le résultat d’une politique hasardeuse: alimenter un monstre qui finit par vous dévorer. Les armes livrées aux FSR pour déstabiliser Khartoum servent maintenant à inquiéter ceux qui les ont fournies. Une boucle aussi prévisible qu’amère pour les autorités de N’Djamena.
Dans ce maelström, les mercenaires russes ajoutent une dimension supplémentaire au chaos. Wagner commence à installer la pression entre les trois angles du triangle: Soudan, Tchad, République centrafricaine. Leur méthode repose sur l’agitation, dresser les factions les unes contre les autres, mélanger groupes armés non identifiés, individus louches, FSR et autres combattants dans une soupe inintelligible.
L’objectif de Wagner apparaît clairement: impliquer tous les pays voisins dans un désordre généralisé. Jusqu’à maintenant, le Tchad restait relativement préservé de cette tourmente. Mais après une tentative vers la ville de Paoua, dans l’Ouham-Pendé au nord-ouest de la RCA, les mercenaires ont pivoté leurs efforts vers la Vakaga pour perturber N’Djamena.
Cette bascule géographique montre la flexibilité tactique de Wagner. Quand une porte se ferme à Paoua, ils en ouvrent une autre du côté de la Vakaga. Les mercenaires russes tissent ainsi une toile d’instabilité qui s’étend progressivement, englobant des territoires jusque-là épargnés par les violences. Chaque mouvement calculé vise à élargir la zone de turbulence et à affaiblir les États de la région
Source: Corbeau News Centrafrique
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