Africa-Press – Tchad. Analyser, critiquer et proposer des solutions, sont les moments forts qui ont marqué cette conférence de presse qu’a animée le pédagogue Djimrassem Thalès, sur le problème du désamour des jeunes pour la lecture. Une situation que le conférencier explique par le manque des bibliothèques dans le pays, la non-prise de conscience des jeunes, l’irresponsabilité de parents mais aussi la pauvreté.
Pour lui, « il y a une absence réelle de la culture de la lecture » au Tchad. « La plupart des jeunes n’aiment pas la lecture dans la mesure où il faut s’isoler pour lire et renoncer à toute action ou à toute convivialité », explique-t-il.
Ce désintérêt des jeunes face à la lecture n’est pas sans conséquence, fait-il remarquer. Par manque de lecture, « on assiste à la mort de l’orthographe. Le niveau d’expression écrite et orale est de plus en plus critique », souligne Thalès avant de souhaiter une implication urgente de la communauté dans cette situation. Comment cette implication doit se faire ?
Djimrassem Thalès propose trois stratégies. D’abord, il faut cultiver chez les jeunes l’amour de la lecture, à travers une éducation à la lecture. Ce travail doit impérativement être celui de la famille. Ensuite, les enseignants doivent par des conseils, amener les élèves à s’adonner à la lecture. En guise de méthode, ils peuvent toujours donner des travaux à faire à la maison. Mais l’administration peut aussi organiser des concours de lecture dans le but d’encourager les jeunes à aimer la lecture. Les autorités quant à elles, doivent créer davantage les bibliothèques et doter ces bibliothèques des livres, des manuels de lecture et des documents divers.
« Si rien n’est fait pour ramener les jeunes sur la voie de la lecture, aux travaux intellectuels. Il sera difficile pour le Tchad d’avoir des cadres compétents et compétitifs dans l’avenir », conclut le pédagogue, Djimrassem Thalès.
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