
Africa-Press – Tchad. Par une conférence de presse organisée au centre culturel Almouna, le jeudi 6 octobre 2022, l’association Al-nour pour la promotion du tourisme et de la culture dit être profondément déçue par les processus du dialogue qui n’a “aucunement traité les véritables maux qui gangrènent le Tchad”. Elle entend organiser un grand meeting à la place de la nation le 10 octobre 2022 pour exiger la refondation d’un Tchad nouveau.
Pour l’association, le DNIS s’est transformé en une organisation de politiciens qui ne cherchent qu’à assurer leurs propres intérêts, au lieu de trouver de solutions aux vrais problèmes du pays.
Selon le président de l’association , Hassan Togoï, les participants au DNIS se sont attelés sur l’augmentation de nombre de conseillers, leurs entrées au gouvernement et d’éventuel partage de postes entre camarades. « En renvoyant les questions cruciales de la forme de l’État, de la constitution et du code de la famille, les participants du dialogue nous ont prouvé leur incapacité à apporter des réponses adéquates aux problèmes du Tchad », s’insurge Hassan Togoï.
L’association dit avoir pour mission principale de valoriser et promouvoir la culture et le tourisme au Tchad mais “sans la sécurité, le développement culturel et touristique ne sont que de mots”.
Elle estime que si la politique du pays est malade il est de son droit et devoir de dénoncer. « Si la seconde partie de la transition sera la mise en œuvre des recommandations de ce dialogue qui est inclusif que de nom. Nous pouvons affirmer que la transition sera un échec et la refondation du Tchad hypothétique », ajoute Hassan Togoï.
Selon le président de ladite association, pour attirer les touristes nationaux et internationaux, il faut promouvoir la sécurité et la justice. « Le Tchad est beau avec ses diverses cultures et les tchadiens doivent apprendre à vivre ensemble et semer la paix et le brassage entre eux, ils sont condamnés à vivre dans cette même nation. Le Tchad a toujours existé avec ses cultures différentes. Il nous faut un code de famille qui tienne compte de nos réalités . Le nombre de mandat importe, nous réclamons un pays de droit», défend Hassan Togoï le meeting que compte organiser son association.
Mariam Mahamat Abakar stagiaire
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