
Le pipeline Tchad-Cameroun confirme son rôle stratégique pour les finances publiques camerounaises. Au cours des quatre premiers mois de 2026, le Cameroon a perçu plus de 12,2 milliards FCFA au titre des droits de transit du pétrole tchadien, selon des données publiées ce 26 mai et relayées par EcoMatin.
Cette hausse de 1,2 milliard FCFA par rapport à la même période en 2025 s’explique par un transit massif de 16,10 millions de barils de brut. Ce volume représente une moyenne mensuelle d’environ 4 millions de barils, conforme aux capacités opérationnelles de l’oléoduc.
Inauguré en 2003, l’oléoduc s’étend sur plus de 1 070 km, dont 890 km sur le territoire camerounais. Il relie les champs pétrolifères de Doba, dans le sud du Tchad, au terminal maritime offshore de Komé-Kribi 1, au large des côtes camerounaises. Exploité par Cameroon Oil Transportation Company (COTCO), il demeure la principale voie d’exportation du pétrole tchadien vers les marchés internationaux.
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Les droits de transit, fixés par convention et indexés sur le volume transporté, sont estimés à environ 1,32 dollar américain par baril ces dernières années. Ils constituent une source de revenus stable et prévisible pour l’État camerounais. Depuis le début de l’exploitation, l’infrastructure a généré plus de 431 milliards FCFA de droits de transit pour le Cameroun jusqu’en 2023.
Au-delà des droits de transit, le projet génère des retombées indirectes significatives : emplois locaux, contrats de maintenance, impôts et taxes versés par la COTCO, ainsi que des programmes de développement communautaire le long du tracé.
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Cette performance enregistrée au début de l’année 2026 intervient alors que la production tchadienne reste soutenue, malgré un contexte régional marqué par les défis sécuritaires et la volatilité des cours mondiaux du pétrole.