une stratégie nationale pour le développement de l’enseignement supérieur

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Africa-PressTchad. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Dr. David Houdeingar, a lancé mercredi au Musée national, un atelier de validation du document de stratégie nationale de développement de l’enseignement supérieur.

Le document soumis à validation des acteurs du système de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur, est l’aboutissement d’un long processus qui aura duré deux ans et organisé en plusieurs étapes, a indiqué le directeur général du ministère de l’Enseignement supérieur, Mahamat Seid Farah.

Le 18 juin 2018, le ministère de l’Enseignement supérieur a sollicité un financement de la Banque mondiale pour réaliser un diagnostic de l’enseignement supérieur au Tchad. À partir d’un état des lieux détaillé et actualisé, des experts ont passé en revue et analysé au peigne fin tous les problèmes qui entravent le développement du système.

La validation consensuelle du diagnostic a ouvert la voie à l’élaboration de la stratégie de développement de l’enseignement supérieur, seconde étape du processus qui a fait l’objet d’échanges et de concertations élargies aux acteurs clés du système.

De l’avis du ministre Dr. David Houdeingar, ce diagnostic a mis l’accent sur les principaux défis du système de l’enseignement supérieur, dont les plus marquants sont énumérés dans le document. Selon lui, il ne suffit pas seulement d’identifier les problèmes de l’enseignement supérieur et de les laisser en l’état ; si tel est le cas, l’étude diagnostique n’aura servi à rien.

Il a ajouté que les problèmes de l’enseignement supérieur et de la recherche sont connus de tous. Ils se rapportent en particulier à l’insuffisance quantitative et qualitative d’enseignants de rang A, à l’inadaptation des offres de formation au marché de l’emploi, à la massification des effectifs face à l’insuffisance d’infrastructures et d’équipements, à la faible valorisation de la recherche, à l’incapacité des oeuvres universitaires de répondre à la demande toujours croissante des étudiants, à la faible capacité de gouvernance universitaire et à la carence criarde des technologies numériques empêchant ainsi la promotion de l’enseignement à distance et/ou en ligne.

Le ministre a exhorté les participants à être constructifs en apportant leurs contributions pour améliorer la qualité du document.

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