Crise Humanitaire Au Tchad Menace Les Réfugiés Soudanais

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Crise Humanitaire Au Tchad Menace Les Réfugiés Soudanais
Crise Humanitaire Au Tchad Menace Les Réfugiés Soudanais

Africa-Press – Tchad. La situation des réfugiés soudanais au Tchad devient de plus en plus préoccupante. Faute de financements suffisants, plus d’un million de personnes déplacées font face à des réductions drastiques de l’aide humanitaire, mettant en péril des conditions de vie déjà très précaires.

Dans un contexte où le conflit au Soudan entre dans sa troisième année, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et le Programme alimentaire mondial (PAM) tirent la sonnette d’alarme. Les deux agences préviennent que l’aide essentielle — notamment en alimentation, en eau, en abris, en soins de santé et en protection — risque de diminuer davantage dans les mois à venir si un déficit de financement de 428 millions de dollars n’est pas comblé. Sur ce montant, 289 millions sont nécessaires pour le HCR et 139 millions pour le PAM.

Le Tchad, en première ligne de cette crise, accueille aujourd’hui environ 1,3 million de réfugiés soudanais, dont plus de 900 000 sont arrivés depuis le début de la guerre en 2023. Cette pression démographique est considérable: une personne sur treize au Tchad est désormais réfugiée, et dans l’est du pays, cette proportion atteint une personne sur trois. Malgré des ressources limitées, le pays a maintenu ses frontières ouvertes, avec près de 15 000 nouveaux arrivants enregistrés depuis janvier 2026.

Cependant, les capacités d’accueil atteignent leurs limites. Les ressources actuelles du HCR ne permettent de fournir une assistance de base qu’à quatre réfugiés sur dix. En conséquence, environ 80 000 familles se retrouvent sans abri, tandis que l’accès à l’eau potable et aux soins de santé reste extrêmement limité. Dans certaines localités comme Oure Cassoni, dans la province de l’Ennedi Est, les réfugiés survivent avec moins de la moitié de la quantité minimale d’eau requise par jour.

Les infrastructures sont également sous forte pression. Les centres de santé sont débordés, les services de protection pour les survivants de violences basées sur le genre sont réduits, et les écoles sont saturées, avec parfois plus de 100 élèves par enseignant. Par ailleurs, plus de 243 000 personnes restent bloquées dans les zones frontalières, faute de moyens pour leur relocalisation vers des sites plus sécurisés à l’intérieur du pays.

Malgré les efforts déployés par les agences onusiennes pour promouvoir des solutions durables, telles que la résilience et l’inclusion socio-économique, l’aide d’urgence demeure vitale. Le HCR et le PAM appellent ainsi la communauté internationale à une mobilisation urgente de financements pour les six prochains mois.

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