Africa-Press – Tchad. Le secrétaire général provincial de N’Djaména du Syndicat des enseignants du Tchad (SET), Abdelkadre Djibia, a réagi fermement aux récentes déclarations du ministre de l’Education nationale. Ce dernier a affirmé que les jours non prestés en raison de la grève ne seront pas payés, une mesure présentée comme une application stricte des règles en vigueur.
Dans sa réaction recueillie par Tchadinfos, Abdelkadre Djibia, a tenu un discours résolu, appelant les enseignants à ne pas céder à la pression. « Demain, nous allons nous réunir avec notre bureau afin d’analyser la situation, car la grève est un droit garanti par la constitution « , a-t-il déclaré. Il a ajouté: » Bien que le gouvernement tente de nous contraindre à reprendre le travail par la pression, nous en avons conscience et nous allons persister dans notre grève pour faire respecter nos droits. »
Le responsable syndical a particulièrement insisté sur la nécessité de maintenir l’unité face aux intimidations. » Je demande à tous les enseignants de ne pas se laisser intimidés. Dans la grève, il y a toujours le haut et le bas « , a-t-il lancé, reconnaissant implicitement les difficultés matérielles que traversent de nombreux grévistes, notamment avec la menace de retenues sur salaires.
Ce positionnement intervient dans un contexte tendu. La section provinciale du SET a décidé le 19 février de maintenir la grève de deux semaines lors d’une assemblée générale houleuse, malgré l’établissement d’un chronogramme de discussions par le gouvernement. La revendication principale des enseignants est relative à l’application effective du décret n°2850 portant statut particulier des enseignants.
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