“les autorités ne protégeant pas le droit à la liberté d’expression”, déplore Amnesty

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“les autorités ne protégeant pas le droit à la liberté d'expression”, déplore Amnesty
“les autorités ne protégeant pas le droit à la liberté d'expression”, déplore Amnesty

Africa-PressTchad. Amnesty International dénonce une répression de la manifestation initiée le 9 octobre 2021 par des militants de l’opposition et de la démocratie au Tchad.

“La répression de la manifestation de ce week-end est la dernière en date d’une série de restrictions flagrantes des droits à la liberté d’expression et à la liberté d’association pacifique que nous documentons depuis des années au Tchad”, selon Abdoulaye Diarra, chercheur d’Amnesty International en Afrique centrale.

” Les tentatives des autorités d’interdire la manifestation n’ayant pas dissuadé les manifestants, les forces de sécurité ont investi les principales rues de la capitale N’Djamena et ont tiré des gaz lacrymogènes, blessant plusieurs personnes et arrêtant des dizaines de manifestants qui ont été libérés le jour même”, poursuit-il.

” Le matin de la manifestation, les SMS et les réseaux Internet auraient été ralentis pendant des heures dans certains quartiers de N’Djamena, confirmant le lien entre les perturbations de l’accès à Internet et les moments de contestation politique que nous observons depuis cinq ans dans le pays “.

Depuis le début de la transition politique, plusieurs manifestations ont été interdites et réprimées par les autorités. Entre le 27 avril et le 19 mai 2021, au moins 16 personnes ont été tuées lors de manifestations à N’Djamena et dans la ville de Moundou, dans le sud du pays.

Les conclusions des enquêtes sont toujours attendues. “Les autorités tchadiennes doivent mettre fin à cette campagne d’intimidation contre les voix critiques, respecter et protéger les droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique.

Les restrictions apparentes à la connectivité Internet qui ont eu lieu autour de la manifestation doivent faire l’objet d’une enquête, et les habitants du Tchad doivent être autorisés à accéder librement aux informations en ligne et à les échanger”, estime Amnesty.

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