Africa-Press – Tchad. Les membres du Cadre permanent de dialogue politique (CPDP) ont tenu, ce 10 février, leur première séance de travail. À l’issue des échanges, il a été décidé par consensus que la présidence du cadre soit assurée par l’opposition pour la première année.
À cet effet, Pahimi Padacké Albert, chef de file de l’opposition, a été désigné président du CPDP. Il est secondé par Aziz Mahamat Saleh, secrétaire général du Mouvement patriotique du salut (MPS), le parti au pouvoir.
Au cours de cette première rencontre entre la majorité et l’opposition, les membres ont procédé à la mise en place du bureau de coordination du cadre, chargé de diriger les travaux du CPDP. Ce bureau a été constitué sur une base paritaire, avec une alternance entre la majorité et l’opposition, « conformément à l’esprit de dialogue et d’équilibre ayant guidé les échanges ».
Les travaux ont également permis la création de deux comités techniques: l’un chargé de l’élaboration du règlement intérieur du cadre, afin de définir un socle commun de fonctionnement, et l’autre chargé de la préparation du budget pour l’opérationnalisation effective du CPDP.
S’exprimant à l’issue des travaux, Pahimi Padacké Albert, a souligné l’importance du dialogue politique dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires, politiques et sociaux. Il a insisté sur la nécessité, pour la majorité comme pour l’opposition, d’adopter une posture de responsabilité et de respect mutuel, estimant que le dialogue ne doit ni être perçu comme une confrontation, ni comme un acte de renoncement.
Selon lui, le CPDP doit permettre de transformer les frustrations et les désaccords en propositions concrètes de réformes, dans l’intérêt supérieur de la nation. Il a appelé l’ensemble des acteurs à privilégier l’intérêt du peuple tchadien et à œuvrer ensemble pour la stabilité et le progrès du pays.
Pour plus d’informations et d’analyses sur la Tchad, suivez Africa-Press





