Africa-Press – Tchad. Le gouvernement tchadien et ses partenaires humanitaires ont procédé, ce 5 février 2026 à N’Djaména, au lancement officiel du Plan de Réponse Humanitaire (HNRP) et du Plan de Réponse aux Réfugiés (RRP) pour l’année 2026. La cérémonie s’est tenue sous la présidence de la ministre de l’Action sociale en présence de plusieurs membres du gouvernement, des partenaires techniques et financiers, des agences du Système des Nations Unies, des organisations humanitaires nationales et internationales.
Les techniciens, dans leurs présentations des plans, ont mis en évidence une situation humanitaire préoccupante. En 2026, 4,5 millions de personnes auront besoin d’une assistance humanitaire, dont 3,4 millions ciblées de manière prioritaire. Ces besoins sont principalement liés aux conflits et déplacements forcés, à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, aux urgences sanitaires et aux chocs climatiques récurrents.
Pour répondre à cette situation, le Plan de Réponse Humanitaire 2026 nécessite un financement estimé à 984,2 millions de dollars américains. Un montant jugé crucial, alors qu’en 2025 seulement 29 % des fonds requis avaient été mobilisés, limitant fortement l’ampleur et la qualité de l’assistance fournie.
Le Coordonnateur résident du système des Nations Unies et Coordonnateur humanitaire au Tchad, François Batalingaya a ainsi insisté sur l’urgence d’agir et de mobiliser davantage de ressources, rappelant que chaque retard se traduit par des vies affectées.
De son côté, la ministre de l’Action sociale, de la Solidarité nationale et des Affaires humanitaires, Zara Mahamat Issa, a réaffirmé l’engagement du gouvernement tchadien à placer la protection des populations vulnérables au cœur de son action. Elle a souligné que l’édition 2026 du HNRP marque un tournant important, avec un leadership renforcé de l’État dans la gouvernance humanitaire, en étroite collaboration avec les partenaires.
La ministre a lancé un appel à l’ensemble des acteurs humanitaires, techniques et financiers afin de soutenir la mise en œuvre efficace des plans, dans un contexte international marqué par la contraction des financements. Elle a également insisté sur la nécessité d’une coordination rigoureuse, d’une bonne priorisation des interventions et d’une meilleure articulation entre urgence humanitaire, résilience et développement, pour garantir l’impact et la durabilité des actions.
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