s’achemine-t-on vers le report du Dialogue national inclusif ?

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s’achemine-t-on vers le report du Dialogue national inclusif ?
s’achemine-t-on vers le report du Dialogue national inclusif ?

Africa-Press – Tchad. 10 Avril 2022, 10 Mai 2022, nous sommes à un mois de la tenue du Dialogue National Inclusif. A un mois de ce grand rendez-vous, on se pose légitimement la question de savoir si cette échéance sera respectée.

Prévue pour débuter le 10 mai prochain, cette rencontre très attendue des Tchadiens pourrait, une nouvelle fois, être reportée. En cause : l’impréparation et plusieurs points de discorde.

L’initiative d’organiser le Dialogue National Inclusif est née de la volonté des plus hautes autorités du pays de réunir tous les Tchadiens sans exclusif pour se pencher sur la situation du pays.

Cette initiative intervient au lendemain de la mort du Maréchal du Tchad et de la mise en place de la transition pour une junte de quinze généraux composant le Conseil Militaire de Transition (CMT).

Porté à la tête du Conseil Militaire de transition, Mahamat Idriss Deby Itno a pris l’engagement d’organiser un Dialogue National Inclusif, suivi des élections libres et transparentes. Selon le calendrier fixé, il reste un mois pour que le Dialogue national inclusif (DNI) ait lieu.

S’il devrait permettre aux Tchadiens de discuter de l’avenir politique, économique et social du pays, côté préparation, les choses piétinent et rien ne semble prêt pour que la date du 10 mai soit respectée.

Le fait est que la tenue du DNI est conditionnée par l’aboutissement des négociations avec les politico-militaires. Or, débuté le 10 mars dernier à Doha au Qatar pour initialement durer deux semaines (du 10 au 25 mars), celles-ci tirent en longueur.

Et, au moment où ces informations sont mises en ligne, l’on ne sait pas toujours quand elles vont prendre fin. Cela est dû aux tractations entre le gouvernement et les groupes rebelles, d’une part, et au sein de ces derniers, d’autre part.

Si, aux termes de l’accord de paix, qui devrait intervenir à la fin des négociations, les opposants armés devraient s’engager à déposer définitivement les armes pour revenir à la vie normale, ils ont posé des conditions dont ils demandent le respect avant toute participation au DNI.

D’abord, tous veulent s’assurer que, après avoir déposé les armes comme souhaité par le gouvernement, leur réinsertion se fera sans heurts ; et surtout qu’ils obtiendront les postes ou avantages divers qui leur seraient promis.

Ensuite, ils demandent la révision de la Charte de transition qui, selon eux, accorde trop de pouvoir au président du Conseil militaire de transition (CMT), la limitation de la durée de la transition et l’inéligibilité des membres du CMT et du gouvernement de transition à l’élection présidentielle.

C’est donc le défaut de consensus autour de ces points qui fait que les négociations avec les politico-militaires s’éternisent. Il revient au Qatar, hôte et médiateur, de travailler pour que les deux parties accordent leurs violons et que le processus suive son cours.

Enfin, selon certaines sources, à ce jour, non seulement les préparatifs n’ont pas été véritablement lancés, mais aussi, les instances techniques chargées de l’organisation du dialogue ne tournent pas à plein régime.

Sans oublier le fait qu’il n’y a toujours aucun texte qui devant encadrer rigoureusement l’organisation et la tenue du dialogue. Toujours selon les mêmes sources, conscients du retard accusé, sciemment ou pas, on tend vers un report au mois de juin ou juillet. S’il est acté, ce sera le deuxième report après celui de février 2022.

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