Africa-Press – Tchad. Depuis son départ du Tchad, après les manifestations du 20 octobre dernier contre la prolongation de la transition, Dr Succès Masra, a fait une première apparition sur France 24 et est resté focus sur ses exigences.
Interrogé par nos confrères de la chaîne de télévision française France 24 sur la suite à donner après les manifestations du 20 octobre contre la prolongation de la transition et sa fuite et surtout que compte-t-il faire, Dr Succès Masra, président du parti Les Transformateurs, a répondu qu’il n’est pas aux Etats-Unis pour demander de l’asile ou moins encore pour quitter « son peuple » mais plutôt « pour porter le message de mon peuple avec l’objectif de rentrer au pays ».
« Ce que nous demandons est clair : que les Nations-Unies, constatant l’échec, la faiblesse de l’Union africaine (UA), qu’elles se saisissent du dossier tchadien afin d’organiser des discussions directes avec les principaux acteurs pour un accord post-crise, sur la base des engagements qui ont été pris et qui n’ont pas été respectés par la junte, que nous repartions vers un processus démocratique », a exigé Succès Masra, le leader du parti Les Transformateurs.
Si, dit-t-il, cette exigence n’est pas respectée, comme il l’a toujours clamé, en considérant la situation réelle du pays que « nous sommes en train de nous acheminer vers deux Tchad. Si la démocratie n’est pas au rendez-vous et qu’on veut nous imposer la dynastie, alors il y aura deux Tchad. Le premier sera celui dynastique dans lequel ceux qui ont des armes peuvent diriger et le second Tchad, sera celui où il y a la démocratie et dont les Tchadiens choisiront leurs dirigeants au nom du droit à l’autodétermination », fait-il entendre sur France 24 depuis Washington aux Etats-Unis où il est interrogé.
Pour lui, il faut porter ce message au niveau des Nations-Unies, parce que celles-ci sont garants de droit à l’autodétermination d’un peuple. « Et si les Nations-Unies ne prennent pas leurs responsabilités en main, les Tchadiens seront obligés, ceux qui veulent la démocratie, de s’organiser pour avoir un bouclier protecteur de leur dignité parce que la seule raison pour laquelle Déby fils succède à Déby père, pour imposer le même système c’est parce qu’ils ont des armes et ce sera un très mauvais signal envoyer au monde entier qu’au Tchad, il suffit d’avoir des armes pour diriger et non être populaire ou être choisi par le peuple pour diriger. Voilà l’enjeu et nous sommes au tiping-point, à un point de croisement et le choix est là et nous portons ce message avec les tripes parce que nous voulons bâtir un Tchad arc-en-ciel dans la justice et l’égalité », appelle le leader les Nations-Unies au sujet du dossier.
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