Africa-Press – Tchad. 72 heures après la suspension du journal Salam Info et de son fondateur, Martin Inoua Doulguet, les avocats dudit journal estiment que la Haute autorité des médias et de l’audiovisuel cherche à se débarrasser de Salam Info.
La décision portant suspension du journal Salam Info et de son promoteur « ne nous surprend nullement. Nous savons qu’une décision allait tomber mais nous ne savons pas sa gravité parce qu’il était question de tout faire pour empêcher Salam de parler », a lancé Me Gouara Olivier.
Selon les défenseurs du journal Salam Info, les mobiles évoqués par la Haute autorité des médias audiovisuels (Hama) n’ont pas lieu d’être. « Au moment de la délocalisation du siège, nous avons fourni des preuves qu’effectivement un courrier informant la délocalisation du siège a été adressé au HCC à l’époque. Et reçu par un certain Arsène, qui a ce jour continue à travailler à la Hama ». Il ajoute que la Hama a émis de réserve pour des questions de vérification.
Me Gouara indique que « ce qu’on demande au journal Salam Info, c’est de repartir au parquet et obtenir une nouvelle décision, c’est-à-dire créer un nouveau journal ».
« En réalité la Hama en a tellement marre du journal Salam Info ainsi que de son promoteur dont il fallait s’en débarrasser. Puisqu’ils savent très bien que ce qu’ils ont concocté et qu’ils appellent décision n’aurait jamais résisté à la rigueur du droit », a indiqué l’un des avocats du journal Salam Infos, Me Ndilyam Mouadjimtog.
Face à cette suspension, les avocats dudit journal comptent saisir la justice pour que le droit soit dit. « Pour la suite de la procédure, nous entendons attaquer la décision devant les juridictions de N’Djamena pour défendre notre client, Martin Inoua Doulguet et le journal Salam Info », a conclut Me Gouara Olivier.
Pour rappel, la HAMA reproche au journal qui a obtenu sa déclaration de parution à Bongor d’exercer à N’Djamena sans avoir obtenu une nouvelle déclaration de parution auprès du procureur près le tribunal de grande instance de N’Djamena. Mais aussi d’avoir migré en ligne, à travers sa page Facebook, sans disposer des « documents administratifs pouvant lui permettre de publier des contenus électroniques originaux, voire des éditoriaux électroniques ».
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