Le tacle du lundi – CAN : quand le football africain se saborde

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Le tacle du lundi – CAN : quand le football africain se saborde
Le tacle du lundi – CAN : quand le football africain se saborde

Africa-Press – Tchad. Janny Sikazwe est entré dans l’histoire du football africain, mais pour de mauvaises raisons. En sifflant la fin de la rencontre Mali-Tunisie à la 85e minute puis peu de temps avant la fin du temps réglementaire, l’arbitre zimbabwéen a provoqué la colère justifiée du camp tunisien. Rapidement, les images de cette fin de rencontre surréaliste ont fait le tour de la planète football, et renvoyé malheureusement l’image d’un tournoi amateur. Derrière, les Aigles de Carthage ont logiquement déposé un recours, mais les organisateurs ont vite balayé leur requête. Cette épine dans le pied restera difficile à enlever pour la CAF, responsable du football africain.

Des terrains indignes d’un tournoi international

L’arbitrage n’est pas le seul point négatif à relever : comment ne pas parler des terrains de cette CAN organisée au Cameroun ? De véritables champs de patates où il est peu évident de pratiquer du jeu. Les joueurs sont même mis en danger, avec l’exemple du gardien de la Côte d’Ivoire qui s’est blessé sur une sortie après de mauvais appuis provoqués par une pelouse indigne d’un tournoi international. Les clubs qui acceptent de laisser partir leurs meilleurs éléments les voient évoluer sur des terrains qui augmentent le risque de blessure et de longue absence. Leur inquiétude est légitime.

C’est le terrain du match Algérie – Guinée Équatoriale j’ai envie de pleurer pic.twitter.com/AW2A3LZZa5

Par ailleurs, en laissant des rencontres s’enchaîner le même jour dans le même stade, l’organisation a pris le risque de voir son outil de travail se détériorer rapidement . Pourtant, on rappelle que le Cameroun a obtenu l’attribution de cette Coupe d’Afrique des nations en 2014. Huit ans de préparation en tout pour voir des pelouses labourées au moindre tacle, il n’y a aucune excuse !

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