Covid-19 : vers un vaccin nasal français ?

6
Covid-19 : vers un vaccin nasal français ?
Covid-19 : vers un vaccin nasal français ?

Africa-PressTchad. Fini, les vilaines piqûres qui en effraient certains. L’Inrae – Institut national de la recherche agronomique – et l’université de Tours ont déposé, cette semaine, un brevet d’un vaccin par administration nasale. L’injection, censée lutter contre le Covid-19, a été testée sur des souris et des hamsters dorés. De premiers tests « très positifs », avance l’Inrae jeudi 9 septembre, même si les résultats de ces expérimentations scientifiques n’ont pas encore été publiés dans une revue officielle.

Le vaccin, qui en est encore à sa phase de développement, est essentiellement composé de protéines virales, « encapsulées » dans des nanoparticules à base d’amidon et de lipides. Selon l’Inrae et l’université de Tours, la plus-value de ce vaccin réside dans sa capacité à couper la transmission entre individus, en agissant directement sur la muqueuse nasale. « Contrairement aux vaccins intra-musculaires, seuls les vaccins à administration par voie nasale seraient capables d’éviter la présence de virus dans le nez, stade initial de l’infection. Ils induisent en effet une immunité au niveau des muqueuses nasales, porte d’entrée et lieu de multiplication du virus », expliquent les chercheurs dans un communiqué.

Un vaccin en « support » aux doses déjà injectées ?

« Les expériences ont montré que le vaccin arrête très précocement la transmission. Je travaille sur des animaux qui sont infectés : deux jours après, je constate que la charge virale dans les poumons est explosive. Si je regarde la même chose sur les animaux qui ont été vaccinés et infectés, je ne retrouve aucune trace du virus dans les poumons », précise la responsable de l’équipe de recherche BioMAP Isabelle Dimier-Poisson.

Ce vaccin sans adjuvant, qui s’appuie sur des chercheurs et industriels basés en France, pourrait aussi servir de rappel dans la population déjà vaccinée « afin d’éviter la transmission de la maladie ». Selon la chercheuse, BioMAP a réussi à obtenir « 100 % de survie » sur des souris vaccinées puis infectées par le Covid-19, contre « 100 % de mortalité » sur des souris non-vaccinées. L’équipe de recherche espère commencer dès l’automne la phase de production en vue d’une phase clinique lors du deuxième semestre 2022. La mise sur le marché est prévue pour 2023.

Newsletter santé

Palmarès des hôpitaux et cliniques, dossiers spéciaux, conseils et astuces… Retrouvez chaque mardi notre sélection d’articles issue de notre rubrique Santé.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here