Africa-Press – Tchad. L’Association de défense des droits des consommateurs (ADC) organise ce mardi une rencontre d’échanges entre les parties prenantes de la finance numérique.
Les échanges tourneront autour du le thème : « Défis et enjeux de la finance numérique équitable au Tchad ». Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des activités de la journée mondiale de défense des droits des consommateurs, célébrée le 15 mars dernier.
Elle réunit des représentants de quelques ministères concernés par la question, des autorités de régulation du secteur bancaire et des télécommunications, les partenaires au développement, les opérateurs économiques, les organisations de la société civile, les consommateurs, etc.
Le secrétaire général de l’Association de défense des droits des consommateurs (ADC), Daouda Elhadj Adam a souligné que le Tchad affiche un taux d’inclusion financière des plus faibles d’Afrique.
« Le taux de bancarisation élargie se chiffre à 9% alors que la moyenne africaine est de plus de 20% », constate-t-il.
Pourtant, indique le SG de l’ADC, l’évolution de la technologie offre des opportunités « immenses » en faveur de l’amélioration à l’accès des citoyens consommateurs aux services financiers numériques, notamment la monétique, le mobile money, etc.
« Pourquoi le mobile money tant vulgarisé et accessible dans les pays de la région et sous-région n’arrive-t-il pas à se développer dans notre pays ? Quels sont les facteurs qui freinent son développement ? Les Tchadiens n’ont-ils pas encore mesurer l’importance des services financiers numériques et pour ce faire, ils préfèrent garder chez eux, l’argent dont ils disposent au lieu de les garder dans un compte bancaire ou un porte-monnaie électronique ? », s’interroge Douda Elhadj Adam.
Il a déclaré que cette rencontre vise donc à identifier les principaux obstacles au développement de la finance numérique au Tchad et formuler des recommandations devant permettre de promouvoir une finance numérique équitable au Tchad.
Le ministre des Finances et du Budget, Tahir Hamid Nguilin a fait noter que « le progrès et l’évolution, c’est l’inclusion financière ». Il relève que les technologies numériques ont fait évoluer les modes de paiement, les modes de transfert de fonds et de gestion d’épargne.
Le ministre a rappelé le rôle important joué par la finance numérique en mettant en exergue les échanges sans contact lors de la pandémie de Covid-19.
En déclarant que les technologies sont devenues un levier important d’inclusion financière, il a invité les banques et les opérateurs de téléphonie mobile à offrir à leur clientèle des services financiers de proximité. Des services « plus inclusifs de par leur originalité, leur mode d’opération, leurs coûts et leur rapidité », conclut Tahir Hamid Nguilin.
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