les bus de transport des étudiants dans un état d’amortissement

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les bus de transport des étudiants dans un état d’amortissement
les bus de transport des étudiants dans un état d’amortissement

Africa-PressTchad. Mis en circulation en 2011, et faisant la navette entre les trois sites universitaires Farcha, Ardep-Djoumal et Toukra, les bus permettent aux étudiants d’accéder rapidement à leur site universitaire.

Aujourd’hui, ces bus laissent au passage de la fumée noire, les vitrés brisées, les rétroviseurs cassés, tandis que les portières automatiques peinent à se fermer.

La question d’amortissement de ces bus reste inquiétante, mais certains étudiants estiment que « c’est le résultat du manque d’entretien ». Par contre, d’autres affirment que « c’est dû au vieillissement des bus ».

Selon Abballah Attie, ex-chef de service transport au Centre National des Œuvres Universitaire (CNOU), lors d’un entretien accordé au journal universitaire Campus Plume, « l’amortissement des bus est d’abord le nombre pléthorique des étudiants.

Dans les normes, le bus doit contenir 67 étudiants dont 50 assis et 17 debout ». Un autre aspect, « la provocation des étudiants envers les usagers ou élèves, lors des manifestions, est à l’origine des vitres brisées ou rétroviseurs cassés ».

Visiblement, au parking de bus situé en face du Cefod, certains bus garés ne fonctionnent plus. C’est cette situation qui a poussé le CNOU à louer les 15 bus pour renforcer ceux qui sont en circulation, expliquent les délégués de la chambre de l’UNET, section de Ndjamena.

Pour Yaya Barkai, secrétaire exécutif de l’UNET, section de N’Djamena, « nous avons abordé plusieurs fois cette question d’amortissement de bus avec les autorités en charge des transports et les membres du bureau de l’UNET nationale, mais le seul espoir qui reste est la promesse de 35 bus, faite par le défunt Maréchal du Tchad Idriss Deby Itno qui tarde encore à venir ».

La situation des bus reste dangereuse dans les années à venir, au vu du nombre d’étudiants recrutés chaque année, sans tenir compte des moyens de transport disponibles. Le rectorat et le CNOU doivent parler le même langage, face à cette situation. Sans quoi, ce sera un calvaire pour le déplacement des étudiants.

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