Rasalfil Dénonce Occupation Illégale d’une Voie Publique

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Rasalfil Dénonce Occupation Illégale d'une Voie Publique
Rasalfil Dénonce Occupation Illégale d'une Voie Publique

Africa-Press – Tchad. Les habitants du quartier Rasalfil (section 1), près du campus de Toukra, dans le 9e de N’Djaména, ont exprimé leur vive indignation face à l’occupation jugée illégale d’une voie publique de 15 mètres de largeur. Cette rue est considérée comme un axe stratégique pour le désenclavement du quartier vers la route goudronnée, du côté opposé au lycée Saint-François-Xavier.

Dans une déclaration publique lue par Hassan Ali Kaguer, les résidents accusent Abdel Hak Abderahim d’occuper cette voie au mépris des indications des riverains et des services cadastraux, lesquels auraient confirmé l’existence de la rue et matérialisé son emprise par des repères en briques. Les protestataires affirment que Abderahim bénéficierait du soutien du maire de Koundoul, Ali Dayang, qui aurait tenté de faire dévier ou supprimer la rue au profit d’un chantier privé.

Selon les habitants, le maire aurait encouragé la poursuite des travaux en donnant ses coordonnées aux ouvriers et en tenant des propos jugés choquants, notamment: « Nous sommes au Tchad, est-ce qu’il y a la justice au Tchad? », rapportent-ils.

Face à cette situation, les résidents ont saisi les autorités locales. Le sous-préfet de Koundoul a ordonné la suspension des travaux, une décision qui, selon eux, n’a pas été respectée. Un huissier de justice, Me Balamsouma Roi, a ensuite dressé un procès-verbal de constat, aboutissant à une ordonnance du juge de paix de Koundoul suspendant le chantier. Cette décision, notifiée à M. Abderahim, aurait également été ignorée, donnant lieu à un procès-verbal de rébellion. Les habitants dénoncent l’existence d’un « lobby » entravant l’action de la justice.

Hassan Ali Kaguer évoque par ailleurs une incohérence cadastrale: les habitants revendiquent une rue de 15 mètres située sur l’îlot 50, tandis que M. Abderahim se prévaut d’un titre foncier sur l’îlot 140, qui ne correspondrait pas aux plans officiels de la mairie et du cadastre.

Les résidents lancent un appel aux ministres de la Justice, de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat, ainsi qu’à celui de la Sécurité publique.

Contacté par téléphone, le maire de Koundoul, Ali Dayang, actuellement en déplacement vers Fianga, a indiqué qu’à son retour, il prévoit de se rendre sur les lieux avec les gendarmes et les techniciens pour poser des repères, procéder au badigeonnage et à la démolition, « même si le mur est déjà monté ».

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