pourquoi Agbéyomé Kodjo n’est plus député

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Togo : pourquoi Agbéyomé Kodjo n’est plus député
Togo : pourquoi Agbéyomé Kodjo n’est plus député

Africa-PressTogo. L’opposant et ex-Premier ministre a officiellement cédé sa place à l’Assemblée nationale le 16 mars à Agbagli Koffi, suscitant ainsi un imbroglio politique au sein de son propre parti. Explications.

Le Mouvement patriotique pour le développement et la démocratie (MPDD) a écrit à l’Assemblée nationale le 2 décembre dernier pour lui notifier la démission de son député, Agbéyomé Kodjo. « Nous avons demandé qu’il soit remplacé par son suppléant, ce qui constitue la procédure normale », confirme le vice-président du MPDD, Gérard Adja, qui justifie ce choix par l’indisponibilité de Kodjo.

Agbagli Koffi épinglé

Kodjo a en effet quitté le Togo en juillet dernier, quelques mois après la présidentielle de février 2020, et ne siégeait déjà plus depuis plusieurs mois à l’Assemblée nationale, dont il présidait par ailleurs la Commission défense. Il avait été élu dans la circonscription de Yoto (Sud du Togo) en 2018, lors des élections législatives boycottées par les principaux partis de l’opposition, sous la bannière du MPDD (ex-Obuts).

Dans ce courrier dont Jeune Afrique a obtenu copie, Adja avait demandé à ce que Kodjo soit remplacé par Viagbo Jerry Mc, troisième personne figurant sur la liste électorale. Sauf que la Cour constitutionnelle a désigné la deuxième, Agbagli Koffi. Or ce dernier n’a pas répondu à l’appel, le 16 mars, de la présidente de l’Assemblée nationale, qui sollicitait également la présence de trois autres remplaçants de députés démissionnaires car nommés ministres ou décédés. Pourquoi ? Son parti ne l’avait pas informé qu’il succédait à Kodjo, car il lui reproche d’avoir « pris ses distances vis-à-vis du MPDD ». Le litige interne à cette formation n’est pas encore tranché.

Candidat à la dernière présidentielle, Kodjo avait quitté le Togo à la suite d’une nouvelle convocation dans l’affaire d’ »atteinte à la sécurité intérieure de l’État », de « diffusion de fausses informations » et de « troubles aggravés à l’ordre public », après s’être proclamé vainqueur du scrutin, devant le président sortant Faure Essozimna Gnassingbé.

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