Africa-Press – Togo. La mobilisation annoncée par le Mouvement du 66 (M66) a été marquée par un dispositif sécuritaire impressionnant dès les premières heures de la matinée. Dans plusieurs quartiers de la capitale, les forces de l’ordre étaient visibles à chaque coin de rue, particulièrement autour des domiciles de figures politiques et sociales engagées dans l’appel à la marche.
Selon les informations recueillies, Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson, l’artiste engagé Aamron ainsi que Mme Marguerite Gnakadé, l’ex mîistre des armées, ont été empêchés de participer à la manifestation comme ils l’avaient annoncé. Dès leur sortie de chez eux, les trois personnalités ont été suivies de près par les agents déployés, visiblement instruits pour limiter tout déplacement collectif.
Malgré la présence dissuasive, chacun d’eux a réussi à faire quelques pas, entamant symboliquement la marche. Mais rapidement, les forces de sécurité sont intervenues pour leur barrer la route. Des discussions se sont engagées, au cours desquelles il leur a été signifié l’interdiction formelle de poursuivre.
Les témoignages indiquent que les agents leur ont intimé l’ordre de regagner leurs domiciles respectifs. L’encerclement des quartiers où résident ces figures publiques a rendu toute tentative de regroupement impossible, réduisant ainsi la portée visible de leur action sur le terrain.
Pour plusieurs observateurs, cet épisode illustre la fermeté avec laquelle le pouvoir a décidé de contenir la mobilisation de ce 30 août. Les autorités semblent avoir privilégié une stratégie d’isolement des leaders plutôt qu’une dispersion de foule massive.
Malgré ces entraves, les trois personnalités ont marqué leur volonté de participer à l’appel du M66, en posant ne serait-ce que les premiers pas de la marche.
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