Africa-Press – Togo. La capitale togolaise, Lomé, a été le site d’une réunion réunissant des représentants d’organisations régionales africaines, des Nations Unies et de l’Union Africaine pour examiner les progrès réalisés dans le cadre de la médiation visant à mettre fin à la crise persistante dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
La réunion a vu la participation de représentants de la Communauté de développement de l’Afrique australe, de la Communauté de l’Afrique de l’Est, et de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, ainsi que des envoyés de l’ONU et des responsables de l’Union Africaine. Les résultats de la feuille de route adoptée en janvier dernier pour unifier les efforts de médiation africains ont été évalués.
Les participants ont discuté des progrès réalisés dans les différentes voies de négociation, y compris les initiatives de l’Union Africaine, et des pourparlers en cours à Doha et à Washington, malgré les obstacles persistants à un règlement global.
Concernant le processus de Doha, les négociations se poursuivent sur six protocoles sur huit dans le cadre de l’accord-cadre signé en novembre 2025, tandis que le processus fait face à des défis liés à l’absence d’un mécanisme contraignant pour mettre en œuvre les accords.
En ce qui concerne le processus parrainé par les États-Unis, la question du retrait des troupes rwandaises du territoire congolais reste controversée, en raison de l’absence de vérification de ce retrait et de la poursuite des affrontements et des frappes aériennes entre les forces armées de la République Démocratique du Congo et le Mouvement du 23 mars.
Des sources diplomatiques ont confirmé que les efforts de médiation africains manquent toujours de mécanismes d’exécution efficaces, car ils n’ont pas le pouvoir d’imposer des sanctions ou d’obliger les parties en conflit à respecter les accords conclus.
Les participants ont également discuté des moyens de mettre en œuvre le mécanisme de vérification conjointe du cessez-le-feu, établi en Suisse en avril dernier avec la participation de représentants du gouvernement de la République Démocratique du Congo et du Mouvement du 23 mars, mais qui n’a pas encore commencé à fonctionner efficacement.
Ont participé à la réunion le chef de la mission des Nations Unies pour la stabilisation de la République Démocratique du Congo, James Swan, et l’envoyé spécial des Nations Unies pour la région des Grands Lacs, Huang Xia, qui ont souligné l’importance de renforcer la coordination entre les Nations Unies et les partenaires régionaux pour soutenir les efforts de paix et de stabilité dans le pays.
L’Est de la République Démocratique du Congo connaît des troubles sécuritaires continus depuis plus de trois décennies, aggravés ces dernières années par le retour en force du Mouvement du 23 mars et sa prise de contrôle des villes de Goma et Bukavu en 2025, malgré la signature d’accords de paix et de principes de cessez-le-feu sous l’égide internationale et régionale, dont les résultats restent limités sur le terrain.





