Africa-Press – Cameroun. Investir au Cameroun) – Fin novembre, le ministre des Transports, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe, a indiqué à l’Assemblée nationale que son département travaillait, pour l’année 2026, à la mise en œuvre d’un « programme de rajeunissement du parc automobile national ». Le dispositif doit se décliner en deux volets: « l’institution d’une “prime à la casse” et la limitation de l’âge des véhicules à l’importation ».
Le projet n’est pas nouveau. Dès août 2022, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe avait déjà évoqué l’instauration d’une prime à la casse, sans concrétisation à ce stade. Le ministre expliquait alors que « la prime à la casse est un processus qui permettra aux propriétaires de véhicules automobiles de renouveler sans contraintes financières leurs véhicules. Chaque Camerounais pourra avoir son véhicule neuf ». Il ajoutait: « nous sommes en pleins pourparlers avec différents partenaires ».
Le mécanisme n’a finalement pas été lancé. Mais il réapparaît désormais parmi les programmes que le ministère entend mettre en œuvre au cours de l’année 2026, selon les indications fournies à la représentation nationale.
Sur le deuxième axe, la loi de finances 2026 a déjà acté un relèvement des droits d’accises pour les véhicules importés. Deux paliers sont prévus: 12,5 % pour les voitures de plus de 12 ans à 20 ans, et 25 % pour celles de plus de 20 ans. Auparavant, les véhicules de 0 à 15 ans étaient soumis à un taux uniforme de 12,5 %, tandis que ceux de 20 ans et plus étaient taxés à 25 %.
L’objectif affiché est de rajeunir le parc automobile national, que le gouvernement estime à un âge moyen de 18 ans. En 2023, le Cameroun comptait entre 1,6 et 2 millions de véhicules d’occasion, dont plus de 92 % âgés de plus de 15 ans.
Ludovic Amara





