Cameroun – Liberté de la presse: Interdiction d’une marche projetée par certains patrons de presse le lundi 3 mai 2021 à Yaoundé

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Cameroun - Liberté de la presse: Interdiction d’une marche projetée par certains patrons de presse le lundi 3 mai 2021 à Yaoundé
Cameroun - Liberté de la presse: Interdiction d’une marche projetée par certains patrons de presse le lundi 3 mai 2021 à Yaoundé

Africa-PressCameroun. La manifestation projetée à Yaoundé le lundi 3 mai 2021 par le Réseau des Patrons de Presse du Cameroun (REPAC) n’aura plus lieu tel que préalablement envisagé. L’initiative a été interdite par le Sous-préfet de l’arrondissement de Yaoundé 1er, Harouna Nyandji Mgbatou, à travers une décision signée le 27 avril 2021.

« Est pour compter de la date de signature de la présente décision, interdite pour nécessité de préservation de l’ordre social, la manifestation publique (marche pacifique) projetée par le Réseau des Patrons de Presse du Cameroun (REPAC) représenté par monsieur François Mboke, prévue le 03 mai 2021de 10H à 11H de l’hôtel de ville de Yaoundé au ministère de la Communication, à l’occasion de la journée internationale de la liberté de la presse», renseigne le document.

En plus du motif de préservation de l’ordre social qui motive sa décision, l’autorité administrative évoque également le contexte de crise sanitaire marqué par la pandémie de Coronavirus, et son lot de restrictions, notamment l’interdiction des regroupements de plus de 50 personnes décidée par le gouvernement dans le cadre de la riposte contre cette pandémie.

Il va sans dire que ces patrons de presse vont devoir ajourner leur projet de marche pacifique, alors même qu’une autre faction de patrons de presse, ceux-là se revendiquant du Collectif des Communicateurs Républicains et Patriotes (CCRP), s’était désolidarisée de cette marche au prétexte que les premiers font du chantage aux autorités.

Le REPAC a toujours critiqué le «refus du gouvernement de mettre en œuvre les recommandations des états généraux de la communication de 2012. Les journalistes camerounais comptent porter à l’attention de l’opinion nationale et internationale leurs souffrances», indiquait naguère le président du REPAC, François Mboke, par ailleurs directeur de publication du journal Diapason.

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