Fils du Paul Biya : nouvelles révélations sur Louis-Paul Motaze

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Fils du Paul Biya : nouvelles révélations sur Louis-Paul Motaze
Fils du Paul Biya : nouvelles révélations sur Louis-Paul Motaze

Africa-Press – Cameroun. Né le 31 janvier 1959 à Bengbis, région du Sud, département du Dja et Lobo, comme feu Roger Motaze (ancien aide de camp du chef de l’Etat), il est cité parmi les « fils » du président Paul Biya qui ont grandi sous son toit alors qu’il est Premier ministre. Il a donc reçu une éducation solide avec des valeurs qui transparaissent chez le président de la République himself.

Sujet particulièrement brillant, il est premier au concours d’entrée à l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam) en 1981 où il en sort major de administrateur civil, major de promotion (section économie et finances). C’est ainsi qu’en 1983, il débute sa carrière à la division des affaires économiques de la présidence de la République avant de déposer respectivement ses valises à la Cameroon Shipping LInes de 1984 à 1989, la Camair en 1989, la Cnps en 1999 avant d’atterrir au ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire MInepat, en passant par le secrétariat général des services du Premier ministre et aujourd’hui à la tête du ministère des Finances.

C’est lui, Louis Paul Motaze, qui a coordonné l’élaboration du Document de stratégie pour la croissance et l’emploi (Dsce). C’est dans ce contexte que, en 2004, dans le cadre de la campagne électorale pour la présidentielle de cette année-là, le président Paul Biya croit dur comme fer à l’émergence du Cameroun à l’horizon 2035. Ceci, à travers de grands projets de développement tels que la construction du barrage hydroélectrique de Mekin (région du Sud), dont les travaux sont lancés en 2010, la construction du barrage hydroélectrique de Memve’ele dont les travaux débutent en 2012, en passant par le barrage de Lom Pangar dont le chantier est lancé en 2012. Seulement aujourd’hui, force est de constater qu’au regard des problèmes de fourniture de l’énergie électrique que connait le Cameroun, ces différents chantiers ont tôt fait d’apparaitre aux yeux de nombreux observateurs comme de véritables éléphants blancs du régime du Renouveau. Plus grave encore, certains projets sont encore dans le stade de simples intentions, lorsqu’ils n’ont pas tout simplement été égarés dans les tiroirs par ceux qui avaient la mission de les implémenter.

En vérité, ceux qui sont censés accompagner le chef de l’Etat semblent avoir la tête ailleurs. Dans l’enrichissement illicite et météorique. Et la conquête du pouvoir… Sans être exhaustif, on peut citer le projet de construction d’une usine d’engrais chimique dans le Sud-Ouest du Cameroun, le projet d’industrialisation de la filière manioc à travers la construction d’une usine de transformation du manioc à Sangmelima, le projet de construction du plus haut bâtiment de l’Afrique centrale qui devait abriter les sièges des entreprises camerounaises intervenant dans le secteur de l’électricité, l’agropole de poisson de Massoumbou, le projet d’exploitation de maïs dans le Noun. Plus grave, depuis pratiquement une décennie, plus d’une centaine de tracteurs destinés à la relance de l’agriculture ont fini par pourrir dans la broussaille d’Akak-Essatolo, du côté d’Ebolowa, région du Sud. Il est à noter que la majorité de de tous ces projets sont lancés alors que Louis Paul Motaze est à la tête du Minepat dont la gestion de la ligne 94 suscite aujourd’hui émoi et consternation au sein de l’opinion publique. Alors question: le « fils » a-t-il trahi son père ? A chacun sa réponse.

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