
Africa-Press – Cameroun. Alain Fogue
, le trésorier national du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), Olivier Bibou Nissack, le porte-parole de Maurice Kamto, le leader du MRC, et 25 autres militants de ce parti de l’opposition sont attendus ce 25 mai 2021 devant la Cour d’Appel du Centre à Yaoundé. Ils comparaissent dans le cadre d’une procédure de mise en liberté immédiate (Habeas corpus), introduite devant cette juridiction par leurs avocats.
Selon le quotidien Le Jour qui rapporte cette information dans son édition de ce mardi 25 mai 2021, l’affaire devant la Cour d’Appel sera délibérée ce jour. «Lors de la dernière audience à la Cour d’Appel, les avocats des militants du MRC ont introduit une demande de récusation du vice-président de la Cour d’Appel du Centre. Les avocats motivent leur récusation du juge par le fait que ce dernier avait déjà jugé cette affaire dans le cadre d’une procédure d’habeas corpus. Concernant cette première procédure, le vice-président de la Cour d’Appel du Centre avait déclaré irrecevables 22 requêtes introduites par les militants du MRC pour exiger leur libération immédiate», informe le journal.
Pour Me Hyppolite Meli, avocat des militants du MRC, cité par Le Jour, «lorsqu’un juge se retrouve dans une affaire qu’il a déjà jugé, les dispositions de l’article 592 du code de procédure pénal l’autorise à saisir sa hiérarchie pour demander à ce que le dossier puisse être confié à un autre juge. Lors de la dernière audience nous avons attiré l’attention de la Cour d’Appel sur cet aspect. A défaut de le faire, la loi permet aux justiciables de le récuser et ce que nous avons fait. Le fait que l’affaire a été mise en délibérée ce jour nous laisse croire que notre demande de récusation du juge n’a pas été prise en compte», explique-t-il.
L’avocat ajoute que «la déontologie judicaire n’est plus respectée la torture subie par nos militants pendant leur interpellation se poursuit avec la torture judiciaire. Les demandes de libération immédiate introduites devant le tribunal militaire n’ont pas été examinées. Les exceptions d’incompétence que nous avons soulevées devant le juge d’instruction n’ont jamais connu une suite», déplore-t-il.
Pour rappel, interpellés et placés en détention depuis près d’un an (septembre 2020), ces militants du MRC ont été inculpés par le tribunal militaire de Yaoundé pour tentative de rébellion, révolution, attroupement aggravé et défaut de carte nationale d´identité. Certains avaient pris part à une marche pacifique organisée par le MRC dont l’objectif était d’appeler au boycott des élections régionales de décembre 2020.




